Arrêtée à Abidjan avec 8,3 kg de cocaïne, une Sud-Africaine écope de 5 ans de prison ferme

Une ressortissante sud‑africaine a été condamnée en Côte d’Ivoire pour trafic international d’héroïne après la découverte de 8,3 kg de stupéfiants dans ses bagages à l’aéroport international Félix‑Houphouët‑Boigny d’Abidjan, a déclaré la juridiction à l’issue d’un procès qui s’est achevé le 16 avril 2026.

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Arrêtée à Abidjan avec 8,3 kg de cocaïne, une Sud-Africaine écope de 5 ans de prison ferme
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Les faits remontent à octobre 2024 lorsque les services de sécurité de l’aéroport ont fouillé ses valises à son retour de Thaïlande et découvert des paquets contenant de l’héroïne soigneusement emballée.

Lors de ses premières déclarations, la prévenue a affirmé qu’un contact lui avait remis le colis en Thaïlande et qu’elle ignorait le contenu, soutenant qu’il était destiné à un correspondant à Abidjan.

Détention, sanctions et éléments de l’enquête

Le tribunal a prononcé une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et infligé une amende de dix millions de francs CFA pour trafic international de stupéfiants; la prévenue est également condamnée à verser cinq millions de francs CFA à l’État au titre des dommages et intérêts et frappée d’une interdiction de séjour de cinq ans sur le territoire ivoirien.

Au cours de l’audience, elle a reconnu avoir accepté une rémunération et la prise en charge de son séjour; une somme de 4 000 dollars lui avait été promise en contrepartie, selon ses déclarations.

À son débarquement, elle indique qu’un agent de police s’est approché brièvement puis s’est éloigné; lors des contrôles, le scannage des bagages a mis au jour 8,3 kilogrammes d’héroïne dont la valeur a été estimée par l’État à 697 200 000 francs CFA.

Pour la procureure de la République, le témoignage de la prévenue manquait de crédibilité; l’accusation a estimé que l’argument de la méconnaissance du contenu relevait d’une stratégie de défense et a requis une peine de dix ans d’emprisonnement et une amende de dix millions de francs CFA.

La représentante du ministère public a dénoncé une posture de complaisance plutôt qu’une simple naïveté, soulignant que l’héroïne est une drogue dure aux effets nocifs pour la santé publique; elle a mis en avant le caractère international des faits et plaidé pour une sanction ferme. L’État, partie civile, a réclamé cinq millions de francs CFA.

Au procès, la Sud‑Africaine a aussi indiqué que c’était son premier transit par la Côte d’Ivoire et qu’un membre de son entourage en Thaïlande lui avait confié le paquet, affirmations reprises par la défense.

L’audience avait débuté plusieurs semaines plus tôt et les débats ont porté sur la responsabilité.

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