Apologie de coup d’État: 5 ans de prison requis contre une femme
Une Béninoise est poursuivie devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) pour apologie de coup d’État.

Au cours de l’audience, le ministère public a requis une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement contre la prévenue.
Selon les éléments présentés à l’audience, l’accusée aurait tenu, par le biais de publications et de messages diffusés sur les réseaux sociaux, des propos considérés comme faisant l’éloge d’un renversement de l’ordre constitutionnel.
La mise en cause aurait en effet publié le 7 décembre 2025 dans un groupe WhatsApp juste après le putsch manqué : « Si ce n’est pas un matin, ce sera un soir ». Des propos qualifiés d’apologie de coup d’État.
Ces déclarations ont été interprétées par les autorités judiciaires comme encourageant publiquement des actions contraires à la loi et à l’ordre démocratique.
La qualification d’apologie de coup d’État retenue par le parquet s’appuie sur des dispositions du Code pénal béninois qui répriment la promotion ou la justification d’actes dirigés contre l’autorité de l’État.
L’accusée, présente à l’audience, a contesté être l’auteure de l’écrit incriminé avant d’être confrontée par les preuves.
Lors de l’audience, le parquet a demandé à la Cour de la déclarer coupable des faits qui lui sont reprochés et a requis une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme assortie d’une amende de cinq millions de francs CFA. Le verdict de la CRIET est attendu pour le 14 avril 2026.
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