Amnesty International Bénin: 20 journalistes renforcent leurs compétences sur la justice climatique

Réunis ce lundi à la Maison d’accueil Xwéfa à Cotonou (ex-Chant d’Oiseau), une vingtaine de journalistes ont pris part à une formation consacrée à la justice climatique, à l’initiative d’Amnesty International. Au cœur des échanges : le rôle des médias dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux, les impacts du changement climatique sur les populations vulnérables et la nécessité de renforcer le traitement médiatique des questions climatiques.

Romaric Déguénon
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Amnesty International Bénin: 20 journalistes renforcent leurs compétences sur la justice climatique
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À la maison d’accueil Xwéfa (ex-Chant d’Oiseau) à cotonou ce lundi, une vingtaine de journalistes béninois ont pris part à une formation consacrée à la justice climatique et au rôle des médias dans la sensibilisation des populations. Initiée par Amnesty International, la rencontre a permis d’aborder les liens entre changement climatique, droits humains et responsabilité médiatique. À travers exposés, échanges et débats, les participants ont été invités à réfléchir à la manière dont les médias peuvent contribuer à rendre les enjeux climatiques plus accessibles au grand public.

« Les médias influencent fortement les priorités des populations ainsi que celles des décideurs », a rappelé Glorys Houssou, chargé média de l’organisation. Selon lui, la justice climatique reste encore insuffisamment traitée dans l’espace public, alors même qu’elle constitue un enjeu majeur de gouvernance mondiale. Pour sa part, le directeur de Amnesty International au Bénin, Dieudonné Dagbeto, a encouragé les participants à s’impliquer davantage dans les démarches de plaidoyer, en vue de favoriser le respect des engagements des autorités sur les questions environnementales et de droits humains.

Durant la session, les formateurs ont insisté sur la nécessité d’un traitement rigoureux et contextualisé de l’information environnementale. Radios, télévisions, presse écrite et plateformes numériques ont été présentées comme des acteurs essentiels dans la diffusion des contenus liés au climat. Mais cette multiplication des canaux d’information pose également des défis en matière de vérification, de crédibilité et de qualité éditoriale.

Les discussions ont aussi porté sur les conséquences concrètes du changement climatique : inondations, pollution, sécheresse, dégradation des sols ou encore montée du niveau de la mer. Des phénomènes qui affectent particulièrement les populations les plus vulnérables, souvent les moins responsables des émissions polluantes.

Les participants ont également échangé sur les politiques publiques environnementales, la gestion des déchets, l’importance du recyclage et la place croissante du numérique dans les stratégies de sensibilisation. Plusieurs journalistes ont interrogé les intervenants sur les mécanismes de diffusion des contenus, les partenariats médiatiques et les moyens techniques mis à disposition pour accompagner les campagnes de communication.

Au-delà des constats, cette initiative portée par Amnesty International vise à renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils puissent mieux couvrir les questions climatiques et environnementales. Le projet prévoit notamment la production de contenus pédagogiques, l’organisation d’un forum national sur la justice climatique et le développement de campagnes numériques destinées à sensibiliser les citoyens.

Dans une ambiance studieuse, les échanges ont également mis en lumière l’importance d’une approche fondée sur l’équité. « Les populations les plus exposées sont souvent celles qui contribuent le moins aux émissions mondiales », ont souligné les organisateurs, rappelant que la justice climatique repose avant tout sur une question de responsabilité et de solidarité internationale. À travers cette formation, les organisateurs espèrent créer un réseau de journalistes capables de porter durablement les questions environnementales dans le débat public béninois et régional.

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