Affaire Epstein: Charles III confronté à l’appel à l’abdication après le scandale
L’arrestation d’Andrew Mountbatten‑Windsor, intervenue le 19 février et liée à l’affaire Jeffrey Epstein, a déclenché une crise majeure au sein de la monarchie britannique.

L’arrestation d’Andrew Mountbatten‑Windsor, intervenue le 19 février et liée à l’affaire Jeffrey Epstein, a déclenché une crise majeure au sein de la monarchie britannique.
La chroniqueuse Maureen Callahan, dans les colonnes du Daily Mail, estime que l’ampleur du scandale met aujourd’hui en péril le règne de Charles III et soutient qu’une abdication du souverain serait la seule issue pour préserver l’institution. Elle juge par ailleurs que l’interpellation du prince n’est que « le début » et que les révélations à venir constitueraient une menace existentielle pour la famille royale.
Selon des informations relayées par la presse, le prince William aurait, le 30 octobre dernier, contraint son père à retirer les titres royaux à Andrew en lançant un ultimatum ; malgré cette décision, Andrew était installé sur le domaine de Sandringham, à Wood Farm, au moment de son arrestation.
Réactions de la Couronne et implications judiciaires
D’après plusieurs sources, Charles III, longtemps réticent à trancher, a fini par déclarer sa volonté de coopérer avec les forces de l’ordre et aurait autorisé la police, selon The Observer, à consulter sans restriction les dossiers relatifs à son frère conservés à Buckingham Palace. Ces mesures ont été qualifiées d’inédites et critiquées par certains comme intervenant trop tard.
Maureen Callahan souligne que si Andrew venait à être mis en examen et jugé, il serait poursuivi au nom de la Couronne, ce qui poserait un problème constitutionnel si le roi devenait un témoin potentiel. Elle ajoute aussi que l’hypothèse selon laquelle Charles n’aurait rien su des liens de son frère avec Epstein porte atteinte à sa crédibilité.
Il est rappelé que le prince Andrew a bénéficié d’un prêt de 16 millions de dollars provenant de fonds royaux pour solder un accord avec Virginia Giuffre, laquelle l’accusait de trafic sexuel — accusations qu’il a toujours démenties.
Plusieurs observateurs cités par la presse, dont le correspondant Tom Sykes et le biographe Andrew Lownie, estiment que la situation peut nécessiter un transfert de pouvoir vers le prince William : Lownie a suggéré que Charles puisse évoquer des problèmes de santé pour organiser son retrait et permettre à William de redresser la situation, tandis que Sykes a estimé qu’il était temps de laisser l’héritier prendre la main afin de restructurer la monarchie et écarter les membres problématiques.



