Affaire du parti Le Libéral : la CRIET refuse de libérer un coaccusé de Richard Boni Ouorou
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rejeté, ce jeudi 16 juillet, une demande de mise en liberté d’office introduite par les avocats de l’un des coaccusés dans le dossier impliquant Richard Boni Ouorou. Cette décision maintient en détention les trois mis en cause, alors que l’instruction se poursuit.

Nouvel épisode dans l’affaire Richard Boni Ouorou. La Chambre des libertés et de la détention de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a rejeté, jeudi 16 juillet, une demande de mise en liberté d’office formulée par les avocats de l’un des codétenus de l’homme politique.
Selon Bip Radio, Richard Boni Ouorou, président du parti Le Libéral, a été aperçu dans les locaux de la juridiction spéciale ce jeudi. Mais, selon l’un de ses avocats, il n’était pas directement concerné par la procédure examinée ce jour-là. Sa présence s’expliquait par le fait que tous les détenus visés par le même dossier avaient été conduits devant la juridiction.
À l’origine de cette audience, les conseils de l’un des deux autres prévenus soutenaient que la prolongation de la détention de leur client aurait été entachée d’une irrégularité de procédure. Sur cette base, ils demandaient à la Chambre des libertés d’ordonner sa remise en liberté d’office, rapporte la même source.
Après examen de la requête, la CRIET n’a pas suivi les arguments de la défense. La demande a été rejetée et les trois mis en cause ont été reconduits à la prison, où ils restent placés sous mandat de dépôt dans l’attente de la suite de l’instruction.
Richard Boni Ouorou est incarcéré depuis le 22 mai 2025. Il est poursuivi pour des faits présumés de corruption d’agent public et de blanchiment de capitaux, dans une affaire liée au processus d’obtention du récépissé du parti Le Libéral. Deux anciens agents du ministère de l’Intérieur sont également poursuivis dans le même dossier.
Selon les éléments communiqués par le parquet spécial au début de la procédure, des sommes d’argent auraient été versées à des agents publics afin de faciliter les démarches administratives de reconnaissance du parti. Richard Boni Ouorou conteste ces accusations. Sa défense soutient que les paiements évoqués n’étaient pas destinés à obtenir un avantage indu et rejette toute qualification de corruption.
L’affaire demeure au stade de l’instruction devant la CRIET. À ce jour, aucune date de procès n’a encore été annoncée.
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