Affaire Dangnivo: le procès renvoyé au mercredi 15 juillet prochain

Repris ce mercredi 8 juillet 2026 au tribunal de Cotonou, le procès de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo n’a toujours pas livré ses Vérités. Quelques heures après l’ouverture, le procès fut renvoyé 15 juillet prochain.

Edouard Djogbénou
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Société
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Affaire Dangnivo: le procès renvoyé au mercredi 15 juillet prochain
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​Le procès lié à la disparition de Pierre-Urbain Dangnivo a repris ce mercredi 8 juillet 2026 devant le Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Avant d’entamer les étapes décisives de la procédure notamment la lecture des pièces du dossier, les réquisitions du ministère public et les plaidoiries , le président de la juridiction a exceptionnellement donné la parole à Grégoire Dangnivo, le frère de la victime.

​Grégoire Dangnivo a profité de cette tribune pour clarifier la position de la famille et balayer définitivement les anciennes versions officielles. Pour lui, son aîné a été la cible d’un « assassinat politique » minutieusement orchestré :

​« Je confirme que mon grand frère a été victime d’un assassinat politique. Il a dû être placé sur écoute et son assassinat a été planifié en fonction de ses problèmes personnels ».

​Le frère de la victime a exigé que les véritables commanditaires de ce crime assume publiquement leurs actes. Il a également fermement dénoncé les insinuations véhiculées selon lui sous le régime de l’ancien président Boni Yayi tendant à réduire cette disparition mystérieuse à un simple drame familial.

​Houndégnon accusé de « faute morale », Alofa et Amoussou dédouanés

​L’un des moments forts de cette déposition a résidé dans la réaction de Grégoire Dangnivo face aux révélations de l’ancien Directeur général de la Police nationale (DGPN), Louis Philippe Houndégnon, qui avait été entendu comme témoin lors de l’audience précédente.

Tout en reconnaissant l’importance de ce témoignage, le frère du disparu a exprimé un profond regret quant au calendrier de ces révélations. Il a qualifié le long silence de l’ex-patron de la police de « faute morale », estimant que ces informations auraient pu éviter à Codjo Alofa et Donatien Amoussou de passer seize années en détention.

​Réaffirmant une conviction qu’il porte depuis le début de l’enquête, Grégoire Dangnivo a clamé haut et fort l’innocence des deux principaux accusés :

​« Alofa et Amoussou ne sont pas mêlés à la disparition et à l’assassinat de mon grand frère », a-t-il soutenu, rappelant qu’il s’était forgé cette certitude après avoir lui-même interrogé Codjo Alofa au tout début de l’affaire.

​Lecture des pièces et renvoi de l’affaire

​À la suite de cette intervention percutante, le tribunal a poursuivi l’examen du dossier avec la phase de présentation et de lecture des différentes pièces de la procédure. Après épuisement de cette étape de vérification documentaire et des dépositions, le juge a prononcé le renvoi de l’affaire au mercredi 15 juillet prochain, date à laquelle le procès devrait se poursuivre.

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