Abus de fonction présumé: le chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou placé en détention provisoire

Samuel Akindès, chef du 12e arrondissement de Cotonou, a été placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt de Cotonou, à l’issue de sa présentation devant le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), ont rapporté plusieurs médias béninois.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
Le · MàJ le
Société
1 573vues
Abus de fonction présumé: le chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou placé en détention provisoire
Publicité
2 min de lecture
Google News

L’autorité communale avait été interpellée le vendredi 1er mai par les agents de la Brigade économique et financière (BEF), avant d’être conduite devant la juridiction spécialisée compétente en matière de criminalité économique. Elle est mise en cause dans une affaire présumée d’abus de fonction, qualification prévue par le code pénal béninois pour sanctionner l’usage des prérogatives d’une charge publique à des fins contraires aux règles en vigueur. Les faits exacts reprochés n’ont pas été détaillés publiquement à ce stade. L’ouverture d’une information judiciaire devrait permettre de préciser les contours du dossier.

Samuel Akindès avait été désigné chef du 12e arrondissement le 6 mars 2026, lors de la session municipale d’installation présidée par le préfet du département du Littoral, qui a mis en place les treize chefs d’arrondissement et les présidents des commissions permanentes du conseil municipal pour la mandature 2026-2033. Il n’aura exercé ses fonctions que pendant huit semaines avant son interpellation.

Le 12e arrondissement regroupe quatorze quartiers, dont Cadjehoun, Fidjrosse, Cocotier et Fiyegnon, soit une partie des zones résidentielles et commerciales les plus centrales de Cotonou. Sa population était estimée à 97 920 habitants lors du dernier recensement de l’INSAE en 2013.

La CRIET régulièrement saisie d’affaires d’abus de fonction

Le placement en détention de Samuel Akindès s’inscrit dans une séquence dense d’affaires traitées par la CRIET ces dernières semaines. Le même jour, un policier du commissariat d’Akassato a fait l’objet d’un réquisitoire de cinq ans d’emprisonnement pour des faits similaires d’abus de fonction, accusé d’avoir libéré un suspect de cybercriminalité contre 500 000 FCFA. En mars, un ancien greffier en chef du tribunal de première instance de Parakou et son assistant avaient également été renvoyés devant la même juridiction sous la même qualification.

La CRIET, juridiction spécialisée créée par la loi n°2018-13 du 2 juillet 2018, est compétente sur l’ensemble du territoire national pour les infractions économiques et financières, les actes de terrorisme et la cybercriminalité. Initialement installée à Porto-Novo, elle siège depuis mars 2024 à Cotonou, dans les anciens locaux de la Cour suprême au quartier de Ganhi.

La municipalité de Cotonou est dirigée depuis les élections communales de janvier 2026 par le maire Luc Gnacadja qui a pris fonction le 20 février 2026. La mairie ne s’est pas encore exprimée publiquement sur l’interpellation de l’un de ses chefs d’arrondissement.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité