Zimbabwe : un vendeur inculpé après avoir insulté le président lors d’une dispute sur des toilettes

Un vendeur de 29 ans domicilié à Harare a été remis en liberté sous caution après avoir été détenu près de deux mois, à la suite d’une dispute liée à l’état des toilettes publiques du terminus de bus de Mbare qui aurait donné lieu à des propos perçus comme une insulte envers le président Emmerson Mnangagwa.

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Zimbabwe : un vendeur inculpé après avoir insulté le président lors d’une dispute sur des toilettes
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Un vendeur de 29 ans domicilié à Harare a été remis en liberté sous caution après avoir été détenu près de deux mois, à la suite d’une dispute liée à l’état des toilettes publiques du terminus de bus de Mbare qui aurait donné lieu à des propos perçus comme une insulte envers le président Emmerson Mnangagwa.

L’organisation Zimbabwe Lawyers for Human Rights (ZLHR) a confirmé mardi 10 février 2026 que la Haute Cour avait ordonné la libération de l’homme, emprisonné depuis le début de décembre 2025.

Selon la ZLHR, Anashe Mundandi a été arrêté le 1er décembre 2025 au terminus de Mbare après une altercation verbale impliquant un employé municipal chargé du nettoyage des installations sanitaires.

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Accusations et déroulement judiciaire

Les procureurs ont indiqué que Mundandi avait crié après Ody Chikombo, reprochant à cet agent municipal de mal effectuer son travail et affirmant que d’autres personnes pourraient mieux s’en acquitter.

L’État a en outre soutenu que, au cours de l’échange, le vendeur aurait tenu des propos interprétés comme insultants à l’égard du chef de l’État. Au tribunal, les autorités judiciaires ont présenté son comportement comme une nuisance publique susceptible de troubler la quiétude et le bien‑être du public.

L’affaire a mis en lumière les pratiques liées à la mise en liberté sous caution et la surpopulation carcérale au Zimbabwe, des organisations de défense des droits humains attirant l’attention sur la durée de la détention avant l’intervention de la Haute Cour.

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Avec l’octroi de la caution, la procédure pénale contre Mundandi doit désormais se poursuivre devant les juridictions compétentes.

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