Zimbabwe et d’autres pays africains conservent des privilèges de visa malgré l’interdiction de voyage américaine

Zimbabwe rejoint une série de pays africains — dont le Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali et la République démocratique du Congo — qui conservent des droits de circulation vers les États‑Unis grâce à une exception connue sous le nom de « Grandfather Clause ». Publié le 24 janvier 2026, le dossier souligne que les détenteurs de visas américains valides avant le 1er janvier 2026 peuvent continuer à voyager malgré des restrictions partielles ou totales imposées à leurs pays d’origine, tandis que certains États font face à des mesures additionnelles affectant le tourisme et les formalités consulaires.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Zimbabwe et d’autres pays africains conservent des privilèges de visa malgré l’interdiction de voyage américaine
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Zimbabwe rejoint une série de pays africains — dont le Nigeria, le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali et la République démocratique du Congo — qui conservent des droits de circulation vers les États‑Unis grâce à une exception connue sous le nom de « Grandfather Clause ». Publié le 24 janvier 2026, le dossier souligne que les détenteurs de visas américains valides avant le 1er janvier 2026 peuvent continuer à voyager malgré des restrictions partielles ou totales imposées à leurs pays d’origine, tandis que certains États font face à des mesures additionnelles affectant le tourisme et les formalités consulaires.

Les mesures américaines, mises en place au nom de la sécurité et de la lutte contre les fraudes documentaires, ont entraîné des classifications différentes selon les pays : suspensions totales de délivrance de visas, restrictions partielles ou renforcement des contrôles pour certaines catégories de demandeurs. La clause dite « Grandfather » figure dans les textes opérationnels comme une protection procédurale, destinée uniquement aux visas émis avant la date‑seuil citée.

Sur le plan pratique, cette exception profite principalement aux étudiants, travailleurs et titulaires de visas de longue durée, qui peuvent poursuivre leurs déplacements sans annulation immédiate de leurs documents. En revanche, les demandes nouvelles et les renouvellements sont soumis à des protocoles de vérification renforcés — notamment des examens plus approfondis des antécédents, des informations financières et, pour certains pays, la collecte de données biométriques et de profils sur les réseaux sociaux.

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Modalités et effets par pays

Au Zimbabwe, qualifié de soumis à des « restrictions partielles » en raison d’inquiétudes sur l’intégrité documentaire et le partage de données, la Grandfather Clause permet aux détenteurs de visas valides de continuer à se rendre aux États‑Unis. Le gouvernement zimbabwéen a, parallèlement, introduit une taxe à la valeur ajoutée de 15,5 % sur les activités touristiques ; le secteur réclame des exonérations pour les réservations antérieures à 2026 afin d’atténuer l’impact économique.

Le Nigeria est placé sous restrictions partielles avec des contrôles accrus pour certaines catégories professionnelles et de voyage d’affaires. Les visas délivrés avant le 1er janvier 2026 restent utilisables, mais les renouvellements seront instruits selon des procédures de filtrage plus strictes, impliquant des vérifications supplémentaires.

Burkina Faso et Mali font l’objet d’une suspension complète de la délivrance de nouveaux visas, motivée par des préoccupations liées aux séjours irréguliers et à la sécurité. Toutefois, les citoyens de ces pays titulaires de visas américains antérieurs à la date‑seuil conservent le droit d’entrer aux États‑Unis. Les décisions ont entraîné des réponses réciproques ; le Burkina Faso a, selon le relevé, suspendu la délivrance de visas aux ressortissants américains.

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Au Sénégal, la montée des contrôles a engendré une dichotomie entre titulaires de visas antérieurs — qui bénéficient d’une circulation maintenue — et nouveaux demandeurs, soumis à des délais d’instruction prolongés et à des taux de rejet plus élevés, en particulier pour les demandes de regroupement familial. Pour la République démocratique du Congo, le niveau élevé de filtrage implique la collecte élargie de données et des examens sécuritaires intensifiés ; les visas émis auparavant restent applicables jusqu’à expiration.

La Grandfather Clause s’applique aux documents délivrés avant le 1er janvier 2026 ; les demandes présentées après cette date sont traitées selon les nouveaux protocoles instaurés par les autorités américaines.

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