Xénophobie en Afrique du Sud : le Ghana boucle l’évacuation de près de 1 900 Ghanéens
Le Ghana a achevé l’évacuation de près de 1 900 Ghanéens d’Afrique du Sud, une opération lancée en mai face à une vague de violences et de mobilisations anti-immigration. Le dernier groupe, composé de 41 personnes, est arrivé à Accra le 4 septembre 2026.

L’opération a été conduite sur une base volontaire. Les rapatriés ont reçu une aide financière de réintégration, une allocation de transport, une prise en charge médicale et psychosociale, une inscription gratuite à l’assurance maladie ainsi qu’un accompagnement vers l’emploi.
Le dispositif s’est déployé en plusieurs phases. Fin mai, près de 300 Ghanéens avaient déjà regagné Accra après des manifestations anti-immigration en Afrique du Sud. Les autorités des deux pays avaient alors coopéré sur les documents de voyage et le retour de ressortissants, dont plusieurs avaient dépassé la durée de séjour autorisée.
L’opération a également inclus le rapatriement de dépouilles de ressortissants morts en Afrique du Sud. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a indiqué ce lundi 7 septembre qu’il publierait un compte rendu détaillé des fonds mobilisés pour l’ensemble du dispositif.
La réintégration devient le prochain enjeu
Après la fin des rotations d’évacuation, Accra met désormais l’accent sur la réintégration. Les données des rapatriés doivent servir à organiser l’accès aux soins, au soutien psychosocial, aux programmes de compétences et à l’aide à l’emploi.
Le dossier s’inscrit dans une crise plus large. Le Ghana avait déjà interpellé Pretoria en avril après de nouveaux actes visant des ressortissants étrangers. Les autorités sud-africaines avaient alors promis de poursuivre les auteurs de violences et rappelé que les agressions contre les migrants n’avaient pas leur place dans l’ordre constitutionnel du pays.
La question a depuis pris une dimension régionale. Le Nigeria a demandé une réponse de l’Union africaine face aux violences visant des ressortissants étrangers, alors que plusieurs pays cherchent à renforcer la protection de leurs citoyens installés en Afrique du Sud.
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