Virginie Efira : son agent révèle les cachets qu’elle empoche sur ses films
Laurent Grégoire, agent historique de nombreuses stars du cinéma français, explique pourquoi les gros budgets ne se traduisent pas toujours par des cachets élevés pour les acteurs, citant le biopic Benedetta (estimé à 30 millions d’euros) et le drame à petit budget L’amour et les forêts (5,83 millions d’euros, 651 000 entrées) comme exemples contrastés.

Laurent Grégoire, agent historique de nombreuses stars du cinéma français, explique pourquoi les gros budgets ne se traduisent pas toujours par des cachets élevés pour les acteurs, citant le biopic Benedetta (estimé à 30 millions d’euros) et le drame à petit budget L’amour et les forêts (5,83 millions d’euros, 651 000 entrées) comme exemples contrastés.
Homme de l’ombre de l’industrie, Laurent Grégoire représente un portefeuille de personnalités parmi lesquelles Artus, Gims, Isabelle Adjani, Juliette Armanet, Yvan Attal, Emmanuelle Béart, Hugo Becker, Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney. Invité du média On Line dédié à l’espace culturel français, il a détaillé les mécanismes financiers de son métier, rappelant qu’il « établit une marge » sur les sommes négociées pour ses clients, marge qui lui permet, selon lui, de vivre aisément.
Interrogé sur la répartition des budgets de production, l’agent a rappelé que certains coûts sont non négociables et absorbent une grande part des budgets. Selon ses propos, ce sont ces dépenses dites « incompressibles » — décors, costumes, figurants, lieux de tournage — qui réduisent la marge disponible pour les cachets d’acteurs.
Benedetta, costumes et coûts incompressibles
À titre d’exemple, Laurent Grégoire a cité Benedetta, produit par Pathé et réalisé par Paul Verhoeven, qu’il estime à « 30 millions d’euros ». Il décrit le projet comme « une chance pour une actrice française » tout en précisant que, malgré le prestige et l’ampleur de la production, les principaux interprètes n’ont pas vu leurs rémunérations augmenter en conséquence. « On fait Benedetta. Un énorme film à 30 millions d’euros produit par Pathé, avec des costumes », a-t-il expliqué, ajoutant que les frais logistiques et artistiques laissent moins de marges pour les cachets.
Dans ses propos rapportés, il insiste : « Les films en costumes, ça a un coût intrinsèque qu’on ne peut pas diminuer ! … Ces coûts-là sont incompressibles. Donc, quand tout est rentré, il reste la variable d’ajustement, et ce sont les acteurs ». En conséquence, des comédiennes et comédiens tels que Virginie Efira, Charlotte Rampling, Clotilde Courau et Lambert Wilson auraient accepté des rémunérations inférieures à celles initialement envisagées pour permettre la tenue du projet.
À l’inverse, Laurent Grégoire souligne que des films au budget modeste peuvent générer des retombées financières plus favorables pour les acteurs. Il évoque L’amour et les forêts, drame psychologique sorti en 2023, dont le budget s’établit à 5,83 millions d’euros et qui a atteint 651 000 entrées en salles, permettant selon lui à Virginie Efira d’empocher un montant plus attractif que celui perçu pour des super-productions.
Parmi les projets à venir mentionnés, Virginie Efira est annoncée dans Hors-la-loi, un biopic sur Gisèle Halimi, rôle pour lequel l’actrice a été retenue.



