Une vidéo TikTok de 5 ans montre un garçon jamaïcain chantant Beautiful Day
En 2014, le chanteur jamaïcain Jermaine Edwards publie « Beautiful Day ». Trois ans plus tard, en 2017, une vidéo tournée par une maîtresse montre un garçonnet de dix ans et demi entonner spontanément ce titre pendant la récréation : une captation intime qui, après environ cinq ans d’oubli relatif, a refait surface et circulé massivement sur TikTok et Instagram.

En 2014, le chanteur jamaïcain Jermaine Edwards publie « Beautiful Day ». Trois ans plus tard, en 2017, une vidéo tournée par une maîtresse montre un garçonnet de dix ans et demi entonner spontanément ce titre pendant la récréation : une captation intime qui, après environ cinq ans d’oubli relatif, a refait surface et circulé massivement sur TikTok et Instagram.
Le morceau, signé et interprété par Jermaine Edwards, auteur-compositeur de musique gospel en Jamaïque, avait trouvé un public local à sa sortie. La prestation filmée en classe ne cherchait pas la célébrité : l’enfant reprend a cappella la mélodie pendant la pause déjeuner, dans un cadre scolaire et informel, sous le regard et l’enregistrement de son enseignante.
Selon les éléments disponibles, la petite séquence est restée relativement confinée pendant plusieurs années avant d’être reprise par les flux des réseaux sociaux. Cinq ans après sa réalisation, la vidéo a ressurgi via les mécanismes de recommandation de plateformes comme TikTok et Instagram, où elle a été partagée et rediffusée par des utilisateurs et des comptes divers.
Du chant d’école à la viralité : étapes et mécanismes
Le cas illustre un parcours fréquent pour les contenus audiovisuels : un titre publié officiellement, une interprétation spontanée captée localement, puis une seconde vie numérique plusieurs années plus tard. La chronologie disponible est claire : 2014 pour la sortie du titre par Jermaine Edwards, 2017 pour l’enregistrement amateur en milieu scolaire, et une résurgence du clip environ cinq ans après sa réalisation.
Sur les grandes plateformes de partage, des facteurs techniques et sociaux expliquent comment des images anciennes peuvent réapparaître. Les algorithmes de recommandation mettent en avant des extraits en fonction des interactions (vues, partages, commentaires) et de la réutilisation de bandes sonores. L’option de réutiliser un enregistrement audio ou une courte vidéo favorise la circulation d’un extrait au-delà de son cercle initial, et des comptes influents peuvent amplifier sa portée.
Le contenu de cette nature — une interprétation simple, non professionnelle, filmée dans un contexte scolaire — correspond à des formats qui trouvent un large écho sur les réseaux : brièveté, authenticité et dimension émotionnelle. Ces caractéristiques expliquent en partie pourquoi certains enregistrements anciens, demeurés marginaux pendant des années, peuvent soudainement alimenter des vagues de partages transversaux entre plateformes.
Dans ce cas précis, la chanson originale de 2014 et la captation de 2017 constituent les éléments factuels avérés ; leur itinéraire jusqu’à la visibilité large résulte ensuite d’une recomposition des publics en ligne et des logiques de recommandation employées par TikTok et Instagram, qui ont permis à la vidéo de réapparaître dans les fils d’actualité.



