Turquie : Alican Uludag, journaliste de la Deutsche Welle, placé en détention provisoire pour «insultes répétées au président»

Des collectifs de journalistes et des élus ont exigé, vendredi 20 février 2026, la remise en liberté sans délai d’Alican Uludag, correspondant pour la radio-télévision publique allemande Deutsche Welle (DW), placé en détention sous l’accusation d’avoir proféré des «insultes répétées» à l’encontre du chef de l’État turc.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Turquie : Alican Uludag, journaliste de la Deutsche Welle, placé en détention provisoire pour «insultes répétées au président»
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Des collectifs de journalistes et des élus ont exigé, vendredi 20 février 2026, la remise en liberté sans délai d’Alican Uludag, correspondant pour la radio-télévision publique allemande Deutsche Welle (DW), placé en détention sous l’accusation d’avoir proféré des «insultes répétées» à l’encontre du chef de l’État turc.

Le journaliste a été appréhendé la veille, jeudi 19 février 2026, à Ankara, puis transféré dans la foulée vers Istanbul. Après un interrogatoire, il a été maintenu en garde à vue puis placé en détention provisoire le vendredi, d’après le compte rendu diffusé par l’ONG turque de défense des droits humains MLSA.

Contactée par l’Agence France-Presse le soir du 19 février 2026, Deutsche Welle a indiqué que les poursuites visaient notamment un message publié sur la plateforme X il y a approximativement dix-huit mois.

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Dans ce message, poursuit la chaîne publique allemande, M. Uludag s’en prenait à des décisions gouvernementales qu’il estimait avoir entraîné la libération éventuelle de personnes soupçonnées d’appartenir au groupe État islamique, et il accusait les autorités de faits de corruption.

Mobilisation et éléments de l’accusation

Plusieurs associations professionnelles de la presse, accompagnées de responsables politiques, ont aussitôt appelé à l’intervention des autorités pour faire cesser ce qu’elles dénoncent comme une atteinte à la liberté d’information et d’expression. Leur demande de libération se veut immédiate et publique.

Les informations communiquées par DW et l’ONG MLSA dressent le tableau d’une procédure fondée en partie sur des propos relayés en ligne, la justice turque invoquant la qualification d’outrage au président pour motiver l’incarcération provisoire.

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