Togo : réunion de haut niveau pour définir une nouvelle stratégie pour le Sahel en crise
Ce samedi 18 avril 2026, Lomé accueille une réunion consacrée à l’élaboration d’une « nouvelle stratégie » face à la crise qui frappe le Sahel. L’initiative, portée par les autorités togolaises, rassemble des délégations de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), des pays regroupés au sein de l’Alliance des États du Sahel — notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso — ainsi que des représentants de l’Organisation des Nations unies, des personnalités africaines et plusieurs émissaires venus d’Europe.

Le cœur des préoccupations reste concentré sur les trois États sahéliens cités, où des gouvernements issus de coups d’État ont rompu avec la Cédéao pour créer l’Alliance des États du Sahel. L’enjeu principal des travaux à Lomé est de définir les modalités d’une coopération capable de faire face à l’insécurité et aux groupes djihadistes qui déstabilisent la région.
Plusieurs participants mettent en garde contre une extension de la menace vers les pays côtiers du golfe de Guinée, estimant que l’inaction ou les divisions pourraient compromettre la stabilité de toute la sous-région. Le message qui revient à plusieurs reprises est celui d’une nécessité urgente de dépasser les méfiances réciproques entre acteurs locaux et internationaux.
Dans ce contexte, le Togo joue un rôle de facilitateur : membre de la Cédéao mais entretennant des relations étroites avec les autorités en place dans les États de l’AES, Lomé tente de créer des passerelles entre les deux organisations afin de favoriser une réponse concertée contre la menace terroriste.
Une conférence aux allures de carrefour diplomatique
Parmi les personnes présentes figurent le représentant de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, plusieurs diplomates africains et environ une quinzaine d’envoyés spéciaux de pays européens, dont l’émissaire français. Selon le programme officiel, l’ensemble de ces intervenants prendra la parole au cours de la rencontre.
Les échanges visent à identifier des pistes d’action communes et à mobiliser des partenariats internationaux pour renforcer la sécurité dans le Sahel, alors que la région fait face à des défis politiques et militaires profonds qui appellent, selon les organisateurs, une réponse collective et coordonnée.
Articles liés
Mondial 2026 : les USA lèvent la caution de visa jusqu’à 15 000 dollars
Chine : Donald Trump demandera à Xi Jinping d’ouvrir le pays aux entreprises américaines
Espagne : Florentino Pérez convoque des élections au Real Madrid et se représente
Royaume-Uni : lourde défaite pour le Labour de Keir Starmer face à la poussée anti-immigration