Togo : Rencontre le 5 février à Lomé entre entrepreneurs et banquiers sur le financement

À Lomé, une table ronde prévue le 5 février mettra face à face entrepreneurs et banquiers autour d’un problème récurrent : l’accès au financement adapté aux réalités des petites et moyennes entreprises. Organisée en mode afterwork, la rencontre vise à rompre avec les dialogues institutionnels classiques pour favoriser un échange direct entre les praticiens du monde économique et les acteurs du secteur financier.

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Togo : Rencontre le 5 février à Lomé entre entrepreneurs et banquiers sur le financement
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À Lomé, une table ronde prévue le 5 février mettra face à face entrepreneurs et banquiers autour d’un problème récurrent : l’accès au financement adapté aux réalités des petites et moyennes entreprises. Organisée en mode afterwork, la rencontre vise à rompre avec les dialogues institutionnels classiques pour favoriser un échange direct entre les praticiens du monde économique et les acteurs du secteur financier.

L’initiative est portée par Edem d’Almeida, entrepreneur spécialisé dans la cleantech et animateur de rencontres économiques à Lomé. Elle rassemble deux intervenants identifiés pour leurs profils complémentaires : Eric Atayi, directeur général d’EKEA SARL, représentant des préoccupations opérationnelles des entreprises qui cherchent des crédits pour investir et se développer ; et François Aleke, cadre d’Orabank, chargé des questions liées à la gestion du risque, à la conformité et à la rentabilité dans un établissement bancaire. Le format est conçu pour mettre en lumière les frictions et tenter d’identifier des pistes de rapprochement pragmatique entre besoins et contraintes.

L’événement se tiendra à l’Hôtel ONOMO Lomé, dans un cadre informel destiné à faciliter la prise de parole et les témoignages concrets d’entrepreneurs et de financiers.

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Accès au crédit : chiffres, contraintes et disparités sectorielles

Les échanges interviennent dans un contexte où une part importante des entreprises togolaises reste exclue du système bancaire formel. Selon une étude du Groupe de la Banque mondiale, 55 % des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) interrogées au Togo n’ont pas accès au crédit bancaire. Ce taux illustre la difficulté d’articuler offres financières et besoins réels, notamment pour des structures jugées trop petites, insuffisamment formalisées ou présentant des garanties jugées insuffisantes.

Le Diagnostic du secteur privé du Togo met en évidence une autre dimension du problème : plus de 85 % des entreprises évoluent dans l’informel. Cette prépondérance de l’activité informelle complique l’analyse du risque par les banques, réduit la visibilité des flux et limite l’utilisation de mécanismes de garantie standardisés. Par conséquent, le financement bancaire reste concentré sur un nombre restreint d’acteurs et de secteurs.

Entre 2015 et 2020, la part du crédit bancaire au secteur privé a reculé, passant de 40 % du produit intérieur brut à 26 %. Cette évolution traduit à la fois un resserrement de l’appétit des prêteurs pour certains segments et une focalisation du financement sur les services, au détriment de secteurs tels que l’agriculture et d’une large majorité de PME. Les banquiers invoquent des exigences renforcées en matière de conformité et de rentabilité, tandis que les chefs d’entreprise dénoncent la lenteur et l’inadaptation des offres de financement par rapport à leurs cycles opérationnels.

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À Lomé, la discussion prévue vise à confronter ces réalités factuelles : modalités d’évaluation du risque, instruments de garantie possibles, besoins de produits financiers adaptés aux petites structures et aux filières agricoles, exigences réglementaires pesant sur les banques et impact de l’informalité sur l’accès au crédit. La rencontre est programmée le 5 février à l’Hôtel ONOMO Lomé.

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