Tchad: les Etats-Unis vont retirer une partie de leurs forces spéciales

Les Etats-Unis vont retirer temporairement une partie de leurs forces basées au Tchad, ont déclaré jeudi des responsables de l’administration de Joe Biden, une décision qui intervient quelques jours après l’annonce du départ des militaires américains déployés au Niger voisin.

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Tchad: les Etats-Unis vont retirer une partie de leurs forces spéciales
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Les Etats-Unis vont retirer temporairement une partie de leurs forces basées au Tchad, ont déclaré jeudi des responsables de l’administration de Joe Biden, une décision qui intervient quelques jours après l’annonce du départ des militaires américains déployés au Niger voisin.

Dans une lettre datée du 4 avril adressée au ministre tchadien des Forces armées et consultée par Reuters, le chef d’état-major de l’armée de l’air tchadienne Amine Ahmed Idriss dit avoir enjoint aux Etats-Unis de cesser leurs activités sur la base aérienne Adji-Kossei proche de N’Djamena, estimant que les « Américains » n’avaient pas fourni de documents justifiant leur présence sur place.

Le général Patrick Ryder, porte-parole du Pentagone, a déclaré qu’une partie des forces américaines se repositionnerait en dehors du Tchad dans le cadre d’un réexamen des modalités de la coopération sécuritaire avec N’Djamena qui reprendra après l’élection présidentielle tchadienne du 6 mai. Un responsable américain a précisé que quelques dizaines de membres des forces spéciales stationnés au Tchad allaient se redéployer provisoirement en Allemagne.

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Un millier de soldats français sont également déployés au Tchad, l’un des derniers partenaires clés des Occidentaux en Afrique sahélienne, notamment dans la lutte contre les groupes djihadistes.

Au Niger voisin, le gouvernement militaire a demandé aux États-Unis de retirer leur personnel militaire du pays. Selon une version, les diplomates américains auraient persuadé les Nigériens de ne pas coopérer avec l’Iran et la Russie ; selon une autre version, plus récente, Washington aurait eu un désaccord avec Niamey sur la transition démocratique de l’État du Sahel.

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