Taylor Swift a dit « Tu n’as rien » à son hacker
Le 27 janvier 2015, les comptes Instagram et Twitter (aujourd’hui X) de la chanteuse Taylor Swift ont été piratés : des messages alarmants diffusés depuis ses profils menaçaient de révéler des contenus prétendument privés, suscitant l’attention des médias internationaux et de millions de fans.

Le 27 janvier 2015, les comptes Instagram et Twitter (aujourd’hui X) de la chanteuse Taylor Swift ont été piratés : des messages alarmants diffusés depuis ses profils menaçaient de révéler des contenus prétendument privés, suscitant l’attention des médias internationaux et de millions de fans.
Les messages postés par l’assaillant annonçaient la détention de photos compromettantes et exigeaient un règlement en bitcoins pour éviter leur publication. Les comptes de la star, suivis par des dizaines de millions d’abonnés, ont ainsi servi de vitrine à une tentative d’extorsion numérique aux enjeux médiatiques élevés.
Après avoir récupéré l’accès à ses comptes, Taylor Swift a choisi de répondre publiquement en mêlant humour et ironie, réduisant d’emblée la portée de la menace et apportant des éléments de réassurance à ses abonnés.
Il a tenté de faire chanter Taylor Swift
Un individu se présentant comme pirate informatique prétendait posséder des clichés privés de la chanteuse et demandait un paiement en bitcoins pour ne pas les diffuser. La menace intervenait quelques mois après un scandale majeur touchant plusieurs personnalités hollywoodiennes en août 2014, lorsque des images privées avaient été extraites de services cloud et publiées en ligne.
Sur Twitter, Taylor Swift a d’abord réagi avec une phrase devenue largement reprise par les médias : « Un hacker qui dit avoir des photos de moi ‘nue’? Pfff, tu aimerais bien, mais tu ne peux pas ! Amuse-toi bien sur Photoshop parce que tu n’as RIEN ». Elle a ensuite détourné les paroles de son tube Shake It Off, écrivant « Cause the hackers gonna hack, hack, hack, hack, hack… », pour ridiculiser la tentative d’extorsion et rassurer ses fans.
La chanteuse a également posté un message plus nuancé sur sa relation à la technologie, déclarant « Voilà pourquoi j’ai peur de la technologie », formulation qui a souligné la double réalité des plateformes sociales : outil de proximité et source de vulnérabilités.
L’incident a été relayé par les médias du monde entier et a mis en lumière la capacité d’une personnalité publique à reprendre le contrôle de son image en temps réel grâce aux mêmes canaux numériques mis à mal par l’attaque.
À l’époque, Taylor Swift était l’une des rares artistes suivies par plus de 50 millions de personnes sur Twitter, ce qui a amplifié la visibilité de sa réponse et multiplié les retombées médiatiques. Le piratage de janvier 2015 s’inscrivait ainsi dans un contexte de préoccupations croissantes sur la sécurité des données personnelles et la protection des comptes en ligne des célébrités.



