Syrie-Israël : Damas confirme des pourparlers pour faire baisser la tension après des frappes israéliennes
La Syrie a confirmé, dimanche 23 août 2026, la tenue de pourparlers de haut niveau avec Israël, en Jordanie, sous médiation américaine, afin de faire retomber la pression après de récentes frappes israéliennes sur son territoire. L’agence de presse officielle syrienne Sana, citant une source diplomatique, a précisé que ces discussions visaient aussi à éviter que les tensions entre Israël et la Turquie, alliée de Damas, ne se répercutent sur le sol syrien.

Selon Sana, les délégations ont travaillé à l’établissement de mécanismes pratiques destinés à mettre fin aux frappes, arrestations et opérations de ciblage israéliennes en Syrie. Ces pourparlers s’inscrivent dans des négociations sur un accord de sécurité menées depuis plusieurs mois sous l’égide de l’émissaire spécial américain Tom Barrack, mais restées jusque-là dans l’impasse.
La délégation syrienne était emmenée par le chef de la diplomatie, Assaad al-Chaibani, accompagné des chefs des services de renseignement, face à une délégation israélienne de haut rang, selon des informations que des sources avaient déjà signalées à l’AFP.
Damas a réaffirmé, lors de ces échanges, ses droits souverains et exigé le retrait des forces israéliennes vers les positions qu’elles occupaient avant le 8 décembre 2024, tout en soulignant que tout arrangement sécuritaire devait respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie.
Frappes israéliennes et tensions avec la Turquie
Ces discussions interviennent après le bombardement, la semaine précédente, de la base aérienne d’Abou al-Douhour, qu’Israël justifie en affirmant que la Syrie prévoyait d’y déployer des forces turques, une accusation démentie à la fois par Damas et par Ankara.
Le même jour, dans un entretien accordé à Al Jazeera, Assaad al-Chaibani a affirmé que « la porte de la diplomatie avec Israël est ouverte », tout en jugeant « très difficile de faire confiance à Israël ». Il a par ailleurs assuré que Damas ne renoncerait pas au soutien militaire de la Turquie, alors que le pays reconstruit ses forces armées.
Le sort du plateau du Golan, annexé par Israël et toujours revendiqué par Damas, demeure pour l’heure en dehors des discussions, Israël refusant d’aborder la question de sa restitution.
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