Syrie : Européens et Américains demandent d’éviter un vide sécuritaire favorable à l’EI
Le 27 janvier, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis ont lancé un appel conjoint aux forces gouvernementales syriennes et aux milices kurdes, quelques jours après la prolongation d’un cessez-le-feu dans le nord de la Syrie, pour éviter tout « vide sécuritaire » susceptible de profiter au groupe jihadiste État islamique, en particulier autour des centres de détention abritant des membres présumés de l’organisation.

Le 27 janvier, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et les États-Unis ont lancé un appel conjoint aux forces gouvernementales syriennes et aux milices kurdes, quelques jours après la prolongation d’un cessez-le-feu dans le nord de la Syrie, pour éviter tout « vide sécuritaire » susceptible de profiter au groupe jihadiste État islamique, en particulier autour des centres de détention abritant des membres présumés de l’organisation.
Dans une déclaration commune publiée mardi, les ministères des Affaires étrangères des quatre pays ont insisté sur la nécessité de maintenir une présence sécuritaire continue et coordonnée autour des sites de détention et de leurs alentours afin d’empêcher toute fuite ou exploit par des détenus ou des combattants extérieurs. L’appel vise à réduire les risques d’une résurgence d’activités jihadistes dans des zones fragilisées par des cessez-le-feu ou des changements temporaires de contrôle.
Les signataires ont rappelé l’importance de concentrer les efforts internationaux et régionaux sur la lutte contre ce qu’ils désignent par l’acronyme arabe « Daech », soulignant que la priorité demeure d’empêcher toute opportunité d’évasion, de réorganisation ou de recrutement par l’organisation terroriste. La déclaration conjointe mentionne explicitement la situation des centres de détention et des localités voisines comme points critiques.
Appel à la coordination pour éviter les ruptures sécuritaires
La déclaration est attribuée aux ministres français et britannique des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot et Yvette Cooper, au vice-ministre allemand des Affaires étrangères Serap Güler et à l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack. Elle intervient alors que certaines parties du nord syrien connaissent des arrangements temporaires entre Damas et les forces kurdes, conduisant à des périodes de moindre confrontation mais aussi à des zones où l’ordre et la surveillance peuvent être affaiblis.
Les auteurs du texte ont pointé la nécessité de maintenir une vigilance accrue autour des centres où sont détenus des combattants ou des sympathisants présumés de l’EI, sans pour autant détailler les mesures concrètes envisagées ni fournir de calendrier d’action. L’accent est mis sur la coordination des efforts de sécurité et de renseignement afin d’éviter que des transitions locales ne créent des opportunités pour des opérations de libération ou des attaques coordonnées.
Des responsables diplomatiques et militaires occidentaux ont, ces derniers mois, régulièrement exprimé leur préoccupation au sujet des effets collatéraux des accords locaux et des cessez-le-feu en Syrie, estimant que des poches d’instabilité pouvaient servir de terreau à la reconstitution de réseaux jihadistes. La déclaration du 27 janvier s’inscrit dans ce cadre en appelant à une vigilance soutenue autour des sites sensibles.
Le communiqué ne précise pas quelles formations ou autorités doivent assumer la responsabilité directe de la sécurisation des centres de détention, ni les modalités d’un éventuel renforcement de la coopération internationale sur le terrain ou hors du territoire syrien. Il se contente d’exhorter à éviter « tout vide sécuritaire » dans les centres de détention de Daech et dans leurs environs
La déclaration conjointe porte la signature de Jean-Noël Barrot, Yvette Cooper, Serap Güler et Tom Barrack
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