Surya Bonaly : un ex-président resté sans voix devant sa souplesse
Surya Bonaly, ancienne figure du patinage artistique, est la marraine des Championnats du monde de patinage artistique organisés à Montpellier. Réputée pour son fameux salto arrière réceptionné sur un pied — figure interdite par le règlement mais devenue emblématique — elle reste une des patineuses françaises les plus mémorables, pour ses exploits sportifs comme pour les controverses qui ont jalonné sa carrière.

Surya Bonaly, ancienne figure du patinage artistique, est la marraine des Championnats du monde de patinage artistique organisés à Montpellier. Réputée pour son fameux salto arrière réceptionné sur un pied — figure interdite par le règlement mais devenue emblématique — elle reste une des patineuses françaises les plus mémorables, pour ses exploits sportifs comme pour les controverses qui ont jalonné sa carrière.
Née d’une adoption à huit mois, Surya Bonaly a grandi près de Nice avant que sa famille ne s’installe à Champigny-sur-Marne en 1985. D’abord passionnée de gymnastique, elle a développé des qualités de souplesse et de puissance qui se sont révélées déterminantes une fois transférées sur la glace. Très tôt, elle s’est imposée comme une sportive de haut niveau, se distinguant par une technicité et une puissance inhabituelles chez les patineuses de son époque.
Le patinage des années 1990 était fortement codifié autour d’un modèle de grâce classique et de lignes fines. Selon son ami d’enfance et entraîneur Rodolphe Maréchal, l’époque privilégiait une esthétique plus académique et moins axée sur la performance pure. Ces normes ont contribué à singulariser Bonaly au regard des juges et du public : elle a été décrite comme « trop musclée » et, dans certains commentaires, qualifiée de « la Noire », une étiquette qu’elle a rapportée comme blessante.
À 18 ans, elle entre dans l’histoire
En janvier 1991, en Bulgarie, Surya Bonaly, alors âgée de 18 ans et d’origine réunionnaise, remporte le titre de championne d’Europe de patinage artistique, devenant la première Française à obtenir ce titre dans la discipline. Sa prestation — tunique argentée, programme inspiré du « Cygne noir » de Tchaïkovski et sauts spectaculaires — marque les esprits et constitue un moment historique pour le patinage français.
La victoire lui apporte une reconnaissance publique notable : le président de la République de l’époque, François Mitterrand, lui adresse un message de félicitations, saluant une « discipline difficile et complète » et estimant qu’elle avait l’avenir devant elle. Malgré cette reconnaissance officielle, le parcours de Bonaly conserve des épisodes conflictuels avec le milieu du patinage.
Aux Championnats du monde de 1994 à Chiba, au Japon, Surya Bonaly vit un des moments les plus controversés de sa carrière. Quelques semaines après une quatrième place aux Jeux olympiques de Lillehammer, elle présente un programme qu’elle estime supérieur. À l’issue des jugements, elle est départagée à égalité de score avec la Japonaise Yuka Sato : cinq juges contre quatre décident finalement de sacrer cette dernière. À la remise des médailles, Bonaly arrive en larmes, refuse un temps de monter sur la deuxième marche, puis accepte mais retire sa médaille d’argent, estimant « ce n’est pas là que je suis à ma place ».
Quatre ans plus tard, aux Jeux olympiques de Nagano en 1998, alors qu’elle souffre d’une blessure au tendon d’Achille et que c’est sa dernière grande compétition, Bonaly exécute le fameux backflip réceptionné sur un pied. La figure, interdite, est sanctionnée immédiatement et elle termine dixième. Ce saut, désormais surnommé le « Bonaly », a durablement marqué les mémoires ; lorsque le patineur Ilian Malinin a repris la figure aux Jeux d’hiver 2026, il a été ovationné comme un clin d’œil à celle qui l’a popularisée.
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