Stéphane Bern rapporte la confidence d’Elizabeth II sur les Français
Stéphane Bern a relaté ses relations avec la reine Elizabeth II, évoquant tant son admiration pour le patrimoine que des moments personnels marquants, dont la décoration dont il a été l’objet. Intervenant sur France 2 et France Inter, l’animateur et historien a rappelé la place unique tenue par la souveraine dans la vie britannique et le choc provoqué par sa mort en 2022, une année où il a également perdu son père.

Connu pour son engagement en faveur du patrimoine français et pour sa carrière médiatique, Stéphane Bern a récemment fait parler de lui après son élimination de Danse avec les stars. Il a aussi rappelé le soutien de son compagnon pendant l’émission et a livré plusieurs souvenirs d’entretiens et d’échanges avec la reine Elizabeth II, dont certains ont eu lieu lors de visites officielles et de rencontres à l’ambassade britannique à Paris.
Bern a précisé qu’il avait été fait chevalier de l’Empire britannique par la reine, une distinction accompagnée d’échanges directs. Il a décrit la rencontre et les impressions qu’elle lui a laissées, en soulignant l’élégance et l’humour de la souveraine ainsi que sa capacité à garder une distance amusée vis‑à‑vis du politique.
Souvenirs de rencontres et paroles rapportées
Lors d’une édition spéciale sur France 2 consacrée au règne d’Elizabeth II, Stéphane Bern a qualifié la fin du règne de « page d’histoire qui se tourne », affirmant que les soixante‑dix années de règne constituaient une ère « élizabethenne ». Il a ajouté que la reine avait « accompagné toutes les évolutions, toutes les révolutions de la société britannique », formule qu’il a développée devant les téléspectateurs.
Au micro de France Inter, il est revenu sur la décoration qui lui avait été remise par Elizabeth II. « Quand la reine m’a fait chevalier de l’empire britannique, j’ai parlé un peu avec elle, j’ai pu découvrir qu’elle avait le sens de l’humour et de l’autodérision et un sens politique amusé », a‑t‑il déclaré, citant ses impressions personnelles de la souveraine.
Stéphane Bern a aussi raconté une anecdote datant de 2014, liée à la visite officielle de la reine en France sur invitation du président François Hollande. À la veille de sa rencontre avec le chef de l’État, la reine se serait étonnée de l’accueil des Français devant l’ambassade britannique, constatant qu’il y avait « beaucoup plus devant l’ambassade que devant l’Élysée ». Selon Bern, elle aurait alors lancé: « C’est drôle ces Français qui ont coupé la tête d’un roi et qui m’aiment autant ».
L’animateur a également évoqué la portée émotionnelle de la disparition d’Elizabeth II. « J’ai perdu les deux géants de ma vie cette année, mon père et la reine », a‑t‑il dit, rappelant les mots échangés entre son père et la souveraine lors d’une rencontre. Il a souligné que, pour une large part de la population britannique, la reine avait été la seule souveraine connue pendant des décennies: « 83% des britanniques n’ont connu qu’elle ».



