Stéphane Bern : « Le Luxembourg est ma deuxième patrie »
Stéphane Bern, animateur et chroniqueur spécialiste du patrimoine, alerte sur l’état de la France face à une série de signes, selon lui, préoccupants : fermetures de classes, désertification médicale, commerces qui disparaissent et édifices en détérioration. Exprimant un sentiment partagé par une partie de l’opinion publique, il qualifie cette situation de « pays en ruine », image qu’il emploie pour traduire une perte de repères et une érosion du tissu national.

Stéphane Bern, animateur et chroniqueur spécialiste du patrimoine, alerte sur l’état de la France face à une série de signes, selon lui, préoccupants : fermetures de classes, désertification médicale, commerces qui disparaissent et édifices en détérioration. Exprimant un sentiment partagé par une partie de l’opinion publique, il qualifie cette situation de « pays en ruine », image qu’il emploie pour traduire une perte de repères et une érosion du tissu national.
Agé de 62 ans, Stéphane Bern met en relation la dégradation des bâtiments et des services avec une fragilisation de l’identité collective. Il considère que la détérioration des monuments, en particulier des édifices religieux, illustre une rupture entre les Français et leur histoire. Selon lui, la prise de parole d’une personnalité reconnue et non politisée peut résonner fortement auprès des citoyens inquiets, qui se sentent parfois délaissés et pessimistes quant à leur quotidien.
Au-delà des constats, l’animateur souligne la dimension symbolique de certains événements récents. Il a notamment réagi avec colère à un vol commis au Louvre, qu’il décrit comme une « blessure symbolique infligée à la mémoire collective française ». Interrogé par Le Parisien, il a déclaré : « Depuis ce matin, je suis aux quatre cents coups. J’essaie de rester calme. Mais ça paraît incroyable », estimant que ce type d’incidents s’inscrit dans une série qui atteint la prestigieuse galerie.
Un pays en ruine ?
Dans ses interventions publiques, Stéphane Bern insiste sur l’attachement des Français à leurs villages et à leur patrimoine tangible. Il décrit la vue quotidienne de bâtiments qui tombent en ruine, d’églises désertées ou de projets culturels à l’arrêt, et juge que ces constats nourrissent un véritable sentiment d’abandon. Par ces mots, il cherche à provoquer un électrochoc et à rappeler que derrière chaque façade qui s’effondre se niche une part de l’identité nationale.
Pour l’animateur, le phénomène ne se limite pas aux pierres : il englobe selon lui un effritement des services publics, des repères culturels et de la cohésion sociale. Ses prises de position mêlent colère et tristesse, et traduisent une préoccupation constante pour la sauvegarde d’un patrimoine qu’il considère menacé.
Parallèlement à ses prises de parole en faveur du patrimoine français, Stéphane Bern évoque régulièrement ses origines et son attachement au Luxembourg. Il se définit comme « Franco-luxembourgeois » et, dans un podcast publié sur sa chaîne YouTube, a expliqué qu’il avait la passion de cet autre pays qui est le sien.
Il se confie sur son enfance partagée entre Lyon, Paris et le quartier de Belair à Luxembourg-Ville, où il passait du temps chez ses grands-parents. Dans la même vidéo, il conclut avec émotion : « J’espère que ça vous a plu, car j’y ai mis tout mon coeur, parce que le Luxembourg c’est ma deuxième patrie. C’est mon petit pays… »
Il y a neuf ans, Stéphane Bern a récupéré officiellement la nationalité luxembourgeoise, geste présenté comme un retour aux sources et un hommage à son histoire familiale. Dès 2014, il consacrait déjà un épisode de Secrets d’Histoire à la grande-duchesse Charlotte, montrant son intérêt et sa connaissance du Grand-Duché.
Son amour pour le Luxembourg se manifeste régulièrement dans ses interventions, et son lien avec le pays suscite un intérêt persistant au sein du public et des médias ; ce rapport biculturel, parfois étudié par les observateurs, ne cesse de fasciner et de surprendre.



