Sri Lanka : 231 étrangers arrêtés en lien avec des réseaux d’arnaques en ligne

La police sri-lankaise a arrêté 231 ressortissants étrangers, principalement chinois et vietnamiens, lors de raids contre des centres présumés d’arnaques en ligne dans la capitale Colombo, ont indiqué jeudi les autorités.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Sri Lanka : 231 étrangers arrêtés en lien avec des réseaux d’arnaques en ligne
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Les interpellations ont eu lieu depuis le week‑end dans plusieurs immeubles soupçonnés d’abriter des plateformes de cyberfraude ciblant des victimes au Sri Lanka et à l’étranger. Les enquêteurs évoquent des escroqueries financières en ligne, des vols de données personnelles et des arnaques via les réseaux sociaux et les applications de messagerie. Les personnes arrêtées sont pour la plupart entrées dans le pays avec des visas touristiques et sont soupçonnées d’avoir exercé des activités illégales.

Selon la police, ces arrestations s’inscrivent dans une série d’opérations menées depuis plusieurs mois contre des réseaux de cybercriminalité opérant depuis le Sri Lanka. Plus de 600 étrangers ont déjà été arrêtés depuis le début de l’année dans des affaires similaires, souvent liées à des groupes transnationaux utilisant des plateformes numériques pour frauder des victimes à l’étranger. Des équipements informatiques, des téléphones portables et des cartes SIM ont été saisis lors des perquisitions.

Les suspects doivent être présentés à la justice pour des poursuites au titre de la législation sri‑lankaise sur la cybercriminalité et l’immigration.

Des activités illicites

Les autorités évoquent des escroqueries financières en ligne de type arnaques aux investissements et aux jeux d’argent, usurpation d’identité et vols de données via de faux profils et de fausses plateformes numériques.

Selon la police sri‑lankaise, les réseaux démantelés faisaient travailler des étrangers dans des « centres d’appels » dédiés à des arnaques menées par téléphone, messagerie instantanée et réseaux sociaux, avec promesse de rendements élevés ou d’opportunités d’emploi fictives. Les enquêteurs décrivent des mécanismes proches des escroqueries dites « love scams » ou « pig‑butchering », où les victimes sont approchées en ligne, mises en confiance, puis incitées à investir sur de fausses plateformes de trading ou de cryptomonnaies.

Les suspects sont également soupçonnés d’avoir utilisé des sites et applications imitant des services légitimes pour récupérer mots de passe, coordonnées bancaires et autres données personnelles, ensuite exploitées pour des virements frauduleux ou d’autres formes de cybercriminalité.

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