Soudan du Sud : les forces de l’opposant Riek Machar reprennent le contrôle d’Akobo

La localité d’Akobo, située dans l’est du Soudan du Sud, a été reprise par les forces de l’opposition le lundi 13 avril 2026, après environ un mois de contrôle exercé par l’administration centrale. Cette reconquête représente un revers significatif pour les troupes loyales au président Salva Kiir, qui ont été délogées en moins de vingt-quatre heures.

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Soudan du Sud : les forces de l’opposant Riek Machar reprennent le contrôle d’Akobo
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Sur les réseaux sociaux, les sud-soudanais ont rapidement relayé des images et vidéos montrant le changement de main de la cité. Des groupes de jeunes armés ont investi les artères, entonnant des chants et marquant la prise de la ville par des scènes de liesse visibles dans plusieurs séquences partagées en ligne.

Le colonel Lam Paul Gabriel, porte-parole du mouvement SPLA-IO affilié à Riek Machar, a assuré que l’attaque avait débuté à 05h30 le lundi 13 avril 2026 et n’avait duré qu’environ cinquante minutes avant la chute d’Akobo. Il a également affirmé que ses combattants avaient infligé des dégâts importants aux forces gouvernementales et récupéré plusieurs véhicules militaires.

Selon les mêmes sources, l’armée n’avait pas publié de réaction officielle dans les heures qui ont suivi. Une semaine plus tôt, le 7 avril 2026, le gouverneur de l’État du Jonglei, Riek Gai Kok, accompagné de la cheffe de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss), s’était rendu à Akobo pour promettre un retour à la normalité et la reprise des services de base, tout en appelant la population et les organisations humanitaires à regagner la zone.

Un revers aux répercussions militaires et humanitaires

La reprise d’Akobo intervient alors que la présence onusienne locale avait déjà été réduite : la Minuss avait été contrainte de fermer sa base dans la ville en raison de restrictions budgétaires, laissant un vide sécuritaire exploité par des acteurs armés. Ce retrait amplifie les conséquences de la nouvelle prise pour les civils et les ONG aux prises avec un contexte de déplacement et d’accès limité.

Sur le plan politique et militaire, cette défaite fragilise la position du SPLM au pouvoir et donne un nouvel élan au camp de Riek Machar, suspendu et actuellement détenu, dont les forces ont bénéficié du concours d’éléments armés locaux. La situation reste mouvante : l’absence d’un communiqué des autorités gouvernementales empêche pour l’heure de mesurer l’ampleur exacte des pertes et des déplacements causés par les combats.

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