Soudan du Sud : des soldats accusés d’un massacre dans le Jonglei renvoyés devant une cour martiale
Le 4 mars 2026, l’armée du Soudan du Sud a annoncé à l’AFP l’arrestation de militaires mis en cause dans la mort d’au moins vingt et un civils lors d’un épisode survenu en février dans l’État de Jonglei. Selon le communiqué, ces soldats seront renvoyés devant une juridiction militaire.

La semaine précédente, des responsables de l’opposition avaient dénoncé un « massacre » attribué aux forces gouvernementales, faisant état d’au moins vingt-cinq morts, parmi lesquels figuraient des femmes et des enfants.
L’État du Jonglei, situé au centre-est du pays, est concerné par une recrudescence des combats entre factions rivales au cours des dernières semaines, un contexte qui complique la vérification indépendante des faits.
Les bilans diffèrent selon les parties : l’armée évoque vingt et un civils tués, l’opposition parle d’au moins vingt-cinq victimes. L’annonce des interpellations et de la saisine de la justice militaire survient au cœur de ces accusations graves.
Éléments procéduraux
Dans sa prise de parole, l’état-major a indiqué vouloir engager des poursuites militaires, sans toutefois détailler le calendrier de la procédure ni la nature précise des charges retenues. Les informations disponibles à ce stade proviennent de la déclaration transmise à l’AFP.
L’opposition, pour sa part, maintient ses accusations concernant des pertes civiles, en insistant sur la présence de femmes et d’enfants parmi les victimes, alors que les affrontements dans la région se poursuivent.
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