Sonia Mabrouk : « Je suis le contraire d’une mercenaire des médias »

Sonia Mabrouk, visage connu de l’interview politique en France, annonce son départ de CNews et d’Europe 1 et confirme son arrivée sur BFMTV à l’été prochain, a-t-elle déclaré le 20 février. À 49 ans, la journaliste franco-marocaine laisse derrière elle une marque identitaire forte dans les matinales et les plateaux d’information, tandis que CNews confie La Grande interview à Laurence Ferrari dès le 16 février 2026.

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Sonia Mabrouk : « Je suis le contraire d’une mercenaire des médias »
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Sonia Mabrouk, visage connu de l’interview politique en France, annonce son départ de CNews et d’Europe 1 et confirme son arrivée sur BFMTV à l’été prochain, a-t-elle déclaré le 20 février. À 49 ans, la journaliste franco-marocaine laisse derrière elle une marque identitaire forte dans les matinales et les plateaux d’information, tandis que CNews confie La Grande interview à Laurence Ferrari dès le 16 février 2026.

Présente depuis plusieurs saisons sur CNews avec La Grande interview, Sonia Mabrouk s’est imposée par son style direct et ses confrontations serrées avec responsables politiques, ministres et intellectuels. Sa prise de parole sur Europe 1 et ses passages télévisés ont contribué à faire de ses entretiens des moments largement repris en ligne, consolidant sa place dans le paysage médiatique et le débat public.

La décision de la journaliste de quitter ses fonctions s’inscrit dans un contexte de réorganisation des matinales chez CNews et de tensions internes au groupe. Dans ce cadre, elle a annoncé sa séparation d’avec Europe 1 et la fin de cette étape de sa carrière médiatique, tout en confirmant son projet de rejoindre le groupe RMC BFM détenu par Rodolphe Saadé pour BFMTV à l’été prochain.

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Passage de relais et arrivée sur BFMTV

Sur CNews, le départ de Sonia Mabrouk entraîne un changement d’incarnation pour La Grande interview : Laurence Ferrari prend la relève du 16 février 2026, conservant le décor et le format de cette tranche politique des matinales. Le mouvement s’inscrit dans la stratégie des chaînes d’information continue de garantir une continuité éditoriale tout en renouvelant leurs visages.

Dans un entretien au Figaro, Sonia Mabrouk a explicité les raisons de son choix, soulignant son souhait de « s’inscrire dans le temps long, au sein d’une rédaction forte ». Elle a cité l’ambition et la vision de Rodolphe Saadé et de Vincent Bolloré comme des éléments ayant pesé dans sa décision, et a rappelé ses fidélités professionnelles : dix ans sur Public Sénat, quatorze ans sur Europe 1 et presque dix ans sur CNews.

La journaliste avait par ailleurs pris position en direct sur CNews au sujet du maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, dont la condamnation définitive pour « corruption de mineurs » avait suscité des réactions. Elle avait alors exprimé son désaccord quant à la présence prolongée de l’animateur sur les antennes, un épisode qui a contribué aux tensions avec la direction du groupe Canal+.

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La venue de Sonia Mabrouk chez BFMTV, annoncée le 20 février, était l’objet de rumeurs depuis l’année précédente, notamment autour d’un possible remplacement d’Apolline de Malherbe. BFMTV et les intéressées ont cependant indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un jeu de chaises musical : Apolline de Malherbe conserve son interview politique en journée et la direction mise sur un renfort éditorial pour les périodes politiques intenses, en particulier le dispositif spécial prévu pour 2027.

Dans ses déclarations, Sonia Mabrouk a également évoqué des liens de respect et d’amitié avec des figures de la chaîne, en citant notamment Apolline de Malherbe, insistant sur la complémentarité des personnalités au sein du groupe et sur sa volonté de ne pas être « une mercenaire des médias ».

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