Sonia Mabrouk explique comment l’islam l’a aidée à surmonter des moments difficiles

Sonia Mabrouk, journaliste franco-tunisienne, est à la fois une figure reconnue des radios et télévisions françaises et un visage clivant de l’espace médiatique de droite. Présente sur des antennes comme Public Sénat, Europe 1 et surtout CNews, elle a suscité l’attention pour ses prises de position sur la laïcité, l’identité nationale et ses rapports à l’Islam, qu’elle critique publiquement tout en se déclarant de confession musulmane.

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Sonia Mabrouk explique comment l’islam l’a aidée à surmonter des moments difficiles
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Sonia Mabrouk, journaliste franco-tunisienne, est à la fois une figure reconnue des radios et télévisions françaises et un visage clivant de l’espace médiatique de droite. Présente sur des antennes comme Public Sénat, Europe 1 et surtout CNews, elle a suscité l’attention pour ses prises de position sur la laïcité, l’identité nationale et ses rapports à l’Islam, qu’elle critique publiquement tout en se déclarant de confession musulmane.

Son parcours professionnel débute en 2008 en France. Sans la nationalité française à l’époque, diplômée d’une école de commerce en Tunisie, elle bénéficie d’un appui de Jean-Pierre Elkabbach pour intégrer Public Sénat. Après sa naturalisation en 2013, elle collabore avec Jeune Afrique et rejoint les plateaux d’Europe 1, où elle prend place dans des rendez-vous à forte exposition, dont Le Débat des grandes voix, puis une tranche d’entretien en fin d’après-midi.

Sur la télévision, Sonia Mabrouk s’impose davantage à partir de 2017 au sein du groupe dirigé par Vincent Bolloré, sur une chaîne dont les programmes et animateurs comme Pascal Praud ont souvent fait l’objet de polémiques. Sa présence sur CNews entre 2017 et 2026 lui confère une large audience ; elle quitte cependant la chaîne brutalement à la suite de l’affaire Morandini, liée à la condamnation récente de ce dernier.

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Sonia Mabrouk : trajectoire, positionnements et prise de parole sur la religion

Au fil des années, Sonia Mabrouk s’est spécialisée dans les sujets politiques et identitaires. Dans la presse, elle est parfois rattachée à une frange conservatrice de l’opinion ; en 2021, Libération la qualifie d’« égérie de la droitosphère ». Son style et ses analyses lui valent une place reconnue auprès d’un public de droite, et parfois d’extrême droite, où son parcours et ses propos sont régulièrement commentés.

Son positionnement public combine critiques de l’islamisme et défense d’une laïcité ferme. Elle entretient par ailleurs certains rapprochements médiatiques avec des personnalités de la droite dure, et son image est utilisée par certains courants comme exemple d’assimilation réussie. Le lien avec des figures comme Jean Messiha est évoqué dans plusieurs commentaires et portraits publics.

En 2024, Sonia Mabrouk est invitée dans Le Club, podcast du Figaro animé par Eugénie Bastié, pour un débat où elle fait face à Philippe de Villiers. Elle y aborde explicitement sa pratique religieuse et sa relation à l’Islam, distinguant « l’Islam » de l’« islamisme » et affirmant l’existence d’un Islam vécu dans la sphère privée comme source de sacré. Elle déclare notamment : « c’est ce qui m’a permis de tenir après des moments terribles. De drames et de coups comme ça dans la vie » et affirme une « admiration totale, une adhésion totale » pour cet Islam privé qui, selon elle, lui permet de « résister face à des idéologies comme le wokisme ».

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Ces paroles s’inscrivent dans un parcours médiatique marqué par des prises de position régulières sur les rapports entre religion, identité et société française, et par une visibilité accrue sur des antennes influentes du paysage audiovisuel.

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