Slimane : « Toute ma vie ce sera ainsi »

Slimane revient sur le devant de la scène musicale avec un album très personnel, Il faut que tu saches, après une année 2025 fortement marquée par une affaire de harcèlement qui a ébranlé sa vie et son activité artistique. L’interprète de Mon amour y aborde des émotions brutes, des pensées sombres et des épisodes intimes de son parcours, tandis que la paternité et son passé alimentent le propos des titres comme Comme un oiseau.

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Slimane : « Toute ma vie ce sera ainsi »
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Slimane revient sur le devant de la scène musicale avec un album très personnel, Il faut que tu saches, après une année 2025 fortement marquée par une affaire de harcèlement qui a ébranlé sa vie et son activité artistique. L’interprète de Mon amour y aborde des émotions brutes, des pensées sombres et des épisodes intimes de son parcours, tandis que la paternité et son passé alimentent le propos des titres comme Comme un oiseau.

Artiste révélé par The Voice, le trentenaire a poursuivi sa carrière malgré la tourmente médiatique et judiciaire qui a entouré son nom en 2025. Sur cet album, il revendique sensibilité et authenticité, des traits qui ont structuré son travail depuis ses débuts et qui se retrouvent dans les textes et la tonalité vocale de plusieurs morceaux.

Invité dans le podcast Ouvre ton jeu, Slimane a raconté la genèse de cet opus en des termes francs : « Ça a été le plus difficile à écrire pour moi. Pour être très franc, j’avais pas spécialement envie de faire un album tout de suite, je voulais encore attendre un petit peu. J’avais besoin de me retrouver. » Cette prise de recul a précédé la composition de chansons où l’artiste n’hésite pas à évoquer ses périodes de doute et les pensées sombres qui l’ont traversé.

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Un album intime entre souffrance passée et paternité

La paternité occupe une place centrale dans le discours de Slimane et dans la construction de son nouvel album. Il décrit sa fille, Esmeralda, comme un point d’ancrage déterminant : « Ma fille elle m’a sauvé la vie dans tous les sens du terme. Elle m’a rendu vivant, amoureux du temps qui passe ». Ces mots résonnent dans plusieurs morceaux où la notion de transmission et la redécouverte de la joie de vivre sont palpables.

Pour Slimane, la présence de sa fille a transformé sa perception de l’existence : « Elle m’a rendu fier, libre. Elle m’a appris et m’apprend encore à voir la beauté de la vie ». Face aux épisodes de découragement, il confie que l’image de l’enfant agit comme un refuge émotionnel : « Chaque fois où j’ai pu penser à un moment donné (…) que la vie était nulle ou que je n’avais pas ma place sur cette Terre, le visage de ma fille dans ma tête il est là et il ne peut plus s’en aller. »

Le parcours de l’artiste est aussi marqué par des blessures d’enfance liées aux moqueries et à l’obésité. Dans Un dimanche à la campagne, il revient sur des insultes et un malaise corporel précoces : « Je faisais 100 kilos pour 1m50. On me traitait de fille, de sale grosse… ». Ces humiliations ont affecté sa confiance et son rapport au corps.

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Sur d’autres plateaux, comme En aparté et Salut les terriens, il évoque des souvenirs d’humiliation et le poids d’une lutte qui se poursuit : « J’avais des cils très longs, un début de poitrine. Un jour, un garçon m’a dit : ‘Ce n’est pas le vestiaire des filles ici’. » et plus récemment : « J’étais obèse, c’était médical. Je suis même monté jusqu’à 125-130 kilos. Je suis toujours en lutte, toute ma vie ce sera ainsi. »

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