Sénégal : Kristalina Georgieva (FMI) appelle à la rigueur budgétaire et aux réformes structurelles

La directrice générale du Fonds monétaire international, Kristalina Georgieva, a qualifié de productive sa rencontre avec des responsables sénégalais, soulignant la nécessité d’une discipline budgétaire renforcée et de réformes structurelles pour atténuer les risques liés à l’endettement et soutenir le développement économique.

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Economie
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Sénégal : Kristalina Georgieva (FMI) appelle à la rigueur budgétaire et aux réformes structurelles
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Dans un message publié sur Twitter, Georgieva a indiqué que les discussions avaient porté sur les dernières évolutions macroéconomiques du Sénégal, en insistant sur l’importance d’une gestion claire des finances publiques et d’une mise en œuvre rigoureuse des mesures requises pour restaurer la confiance des partenaires internationaux.

La prise de parole intervient dans un contexte de tensions entre Dakar et l’institution de Bretton Woods. En 2024, le FMI avait suspendu un programme d’assistance d’environ 1,8 milliard de dollars après la révélation par les autorités précédentes d’un endettement important non déclaré, ce qui avait entraîné une perte de confiance et une réévaluation substantielle de la dette publique, désormais supérieure à 100 % du produit intérieur brut.

Depuis cette suspension, les deux parties ont engagé un dialogue en vue d’un nouveau cadre d’intervention. Les autorités sénégalaises cherchent à rétablir la crédibilité financière du pays pour renouer l’accès aux financements extérieurs.

Conditions et enjeux des négociations

Le FMI a fixé des exigencesnotamment sur la transparence accrue des comptes publics, la maîtrise du déficit budgétaire et la progression des réformes structurelles considérées comme nécessaires à la soutenabilité de la dette. Ces éléments constituent le cœur des discussions en cours.

Sur le plan économique, le Sénégal fait face à un ralentissement de la croissance et à des contraintes provoquées par un niveau d’endettement élevé. L’absence d’un accord avec le FMI limite l’accès aux marchés internationaux et augmente le coût des emprunts pour l’État, restreignant ainsi ses marges de manœuvre.

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