Sénégal : Fortuna investit 200 millions de dollars dans le potentiel aurifère de Diamba Sud
Le groupe canadien Fortuna Mining a annoncé l’acquisition du projet d’exploration aurifère Bambadji, au Sénégal, pour 200 millions de dollars. Situé près de Diamba Sud, un autre projet détenu par la compagnie, l’actif doit renforcer la présence du groupe dans la ceinture aurifère de Mako.

L’opération porte sur un permis d’exploration couvrant environ 190 km² dans l’est du Sénégal. Le projet était détenu par Barrick et IAMGOLD, qui ont accepté de le céder à Fortuna Mining. Le calendrier et les modalités détaillées de finalisation de la transaction n’ont pas été précisés dans les informations disponibles.
Bambadji est localisé à proximité de Diamba Sud, le projet aurifère que Fortuna développe également dans le pays. Cette proximité pourrait permettre au groupe d’examiner des synergies entre les deux actifs, notamment en matière d’infrastructures, d’exploration et de développement minier. La société n’a toutefois pas communiqué de plan d’intégration opérationnelle détaillé.
Un potentiel de plus d’un million d’onces d’or
Selon les estimations présentées par Fortuna Mining, le développement de Diamba Sud nécessiterait un investissement d’environ 397,5 millions de dollars. Le projet pourrait produire près de 1,05 million d’onces d’or sur une durée de vie estimée à 9,4 ans.
Ces données correspondent à des projections de développement et non à une production déjà établie. Leur réalisation dépendra notamment des résultats des travaux d’exploration, des études techniques, des autorisations réglementaires et de la décision finale d’investissement.
Avec l’acquisition de Bambadji et le développement de Diamba Sud, Fortuna Mining ambitionne de porter à quatre le nombre de mines de son portefeuille à l’horizon 2028. Le groupe exploite déjà plusieurs actifs aurifères et argentifères en Amérique latine et en Afrique, mais la montée en puissance de ses projets sénégalais doit encore franchir les différentes étapes techniques et administratives.
L’acquisition intervient alors que le Sénégal cherche à accroître la contribution de son secteur minier à l’économie nationale. Le pays dispose notamment d’un potentiel aurifère important dans la région de Kédougou, où plusieurs compagnies internationales conduisent des activités d’exploration et d’exploitation.
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