Russie : WhatsApp dénonce une tentative de blocage complet
WhatsApp a fait part, mercredi 11 février, de ce qu’elle présente comme une manœuvre des autorités russes visant à entraver son service pour obliger les utilisateurs à se tourner vers une solution concurrente sous contrôle étatique. La filiale du groupe Meta a dénoncé cette initiative, qu’elle estime représenter un net recul.

WhatsApp a fait part, mercredi 11 février, de ce qu’elle présente comme une manœuvre des autorités russes visant à entraver son service pour obliger les utilisateurs à se tourner vers une solution concurrente sous contrôle étatique. La filiale du groupe Meta a dénoncé cette initiative, qu’elle estime représenter un net recul.
Selon la messagerie appartenant au groupe américain, les démarches des responsables russes allaient jusqu’à tenter une coupure totale de WhatsApp dans le but d’inciter la population à adopter une appli surveillée par l’État. La société a exprimé son inquiétude face à cette stratégie et ses conséquences pour la confidentialité des échanges.
Cette accusation s’inscrit dans un contexte où le régulateur russe a récemment multiplié les restrictions à l’encontre des plateformes étrangères. Telegram, en particulier, a vu de nouvelles limites imposées au cours de la semaine, marquant une intensification des mesures visant les réseaux sociaux basés hors du pays.
Contexte et enjeux
Pour les observateurs, ces actions s’apparentent à une pression croissante sur les services de messagerie et réseaux internationaux, avec un impact direct sur le libre accès à des outils de communication non contrôlés par l’État. Du point de vue des utilisateurs, la crainte porte sur une réduction des options disponibles et sur la montée d’applications dont les mécanismes de surveillance seraient plus aisés pour les autorités.
La situation illustre également les tensions persistantes entre plateformes technologiques mondiales et régulations nationales, lorsque les gouvernements cherchent à exercer une influence accrue sur les flux d’information et les moyens d’échange numériques. Les prochains jours devraient permettre de voir si d’autres limitations seront annoncées ou si des recours seront engagés par les acteurs concernés.
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