Redouane Bougheraba suit l’exemple de Jean-Jacques Goldman en s’installant à Londres
19 mars 2026 : Redouane Bougheraba joue Mon Premier Spectacle sur la scène du Théâtre Édouard VII à Paris, où l’humoriste marseillais expatrié continue d’attirer un public fidèle malgré son installation à Londres depuis treize ans. Connu pour son interaction avec les spectateurs et son humour ancré dans la vie de quartier, Bougheraba reste présent sur les grandes scènes françaises, y compris après avoir rempli le Stade Vélodrome à Marseille en 2024.

Issu du quartier du Panier à Marseille, Redouane Bougheraba puise dans ses souvenirs d’enfance — football de rue, camaraderie de quartier et métiers modestes — la matière de ses sketches. Avant d’accéder à la notoriété, il a enchaîné les petits boulots, de la gestion d’un cybercafé au taxiphone hérité de son grand‑père, jusqu’à des années en tant que livreur de pizzas, expériences qui ont contribué à forger son sens de la répartie et son contact direct avec le public.
Le parcours de l’artiste s’est accéléré grâce au soutien de figures du milieu : Grand Corps Malade l’a invité sur scène et l’a aidé à se faire connaître, et sa participation au film La vie scolaire (2018), réalisé par Grand Corps Malade et Mehdi Idir, a élargi sa visibilité au cinéma et sur les planches.
Un Marseillais installé à Londres mais ancré dans la scène française
Redouane Bougheraba a quitté la France avec sa famille il y a treize ans pour s’installer à Londres, une décision motivée, selon ses déclarations, par des raisons de sécurité et de cadre de vie pour son épouse et leurs enfants, et non par des considérations fiscales. L’humoriste précise que ses sociétés demeurent françaises et qu’il continue de payer ses impôts dans l’Hexagone.
Le choix de Londres s’est imposé après avoir envisagé Bruxelles, la condition posée par l’artiste étant de rester suffisamment proche de Paris pour poursuivre sa carrière. À Londres, il mène une existence plus discrète et quasi anonyme, ce qui lui permet, dit‑il, des gestes quotidiens sans la même visibilité qu’en France — un contraste qu’il met souvent en scène dans ses interventions publiques.
Ses enfants sont scolarisés à l’étranger, notamment dans des établissements internationaux, et Bougheraba effectue régulièrement l’aller‑retour entre Londres et Paris pour ses spectacles et ses tournages. Ce partage de vie entre la capitale britannique et la France lui offre la possibilité de conjuguer tranquillité familiale et présence sur la scène humoristique française.
Sur scène, sa marque de fabrique demeure l’improvisation et l’interaction directe avec le public : chambrer les spectateurs, instaurer un dialogue vivant et transformer chaque représentation en un moment unique. Cette approche, ancrée dans l’humour des quartiers populaires, lui a permis d’élargir son audience et de s’imposer comme une figure majeure du stand‑up contemporain en France.



