RDC : opposants, artistes, militants et avocats dénoncent des arrestations abusives et arbitraires

En République démocratique du Congo, une plateforme récemment constituée tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle décrit comme une série d’interpellations illégitimes. Des chefs de l’opposition, des créateurs culturels, des militants et des avocats pointent du doigt des pratiques qu’ils estiment contraires aux libertés fondamentales et mettent en cause, entre autres, le Conseil national de cyberdéfense.

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RDC : opposants, artistes, militants et avocats dénoncent des arrestations abusives et arbitraires
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En République démocratique du Congo, une plateforme récemment constituée tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle décrit comme une série d’interpellations illégitimes. Des chefs de l’opposition, des créateurs culturels, des militants et des avocats pointent du doigt des pratiques qu’ils estiment contraires aux libertés fondamentales et mettent en cause, entre autres, le Conseil national de cyberdéfense.

Ce collectif, qui s’est donné pour nom Front de lutte contre les arrestations abusives et arbitraires (FLAAR), rassemble des acteurs de divers horizons politiques et sociaux. Son objectif affiché est de documenter les cas d’arrestation et de coordonner des réponses communes afin de protéger les personnes visées.

Selon les membres du Front, les interpellations concernent en priorité des voix dissidentes — responsables politiques, artistes et défenseurs des droits — et s’inscrivent dans une logique de mise au pas des critiques à l’égard des autorités. Ils dénoncent un recours à des procédures opaques et à des motifs flous pour justifier ces mesures.

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Pour contrer ce qu’ils qualifient de dérives, les protagonistes annoncent une série d’initiatives : vigilance permanente sur les arrestations, constitution de dossiers juridiques, actions de sensibilisation et campagnes publiques destinées à alerter l’opinion. Le Front met également l’accent sur l’accompagnement juridique des personnes détenues ou visées par des poursuites.

Actions et perspectives annoncées par le Front

Parmi les dispositifs envisagés figurent la mise en place d’un observatoire des interpellations, la capitalisation des témoignages et preuves, ainsi que des démarches de plaidoyer auprès des institutions nationales et d’organisations internationales concernées par les droits civils. Le rassemblement se veut à la fois réactif — pour intervenir lors de nouvelles arrestations — et stratégique, afin de faire valoir les recours juridiques disponibles.

Les porte-parole du FLAAR insistent sur la nécessité d’un encadrement légal transparent et d’un accès effectif à l’information pour les familles et les avocats. Ils appellent à une mobilisation soutenue de la société civile pour empêcher que ces pratiques deviennent la norme et pour exiger des autorités qu’elles respectent les garanties procédurales.

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