RDC : Martin Fayulu présente sa proposition de dialogue national incluant les groupes armés
La République démocratique du Congo reste plongée dans une double tourmente : une crise sécuritaire persistante dans sa région orientale et une impasse politique qui agite le débat public. Ces deux dimensions du malaise national occupent aujourd’hui le devant de la scène, alors que acteurs étatiques et forces d’opposition multiplient les prises de parole.

La République démocratique du Congo reste plongée dans une double tourmente : une crise sécuritaire persistante dans sa région orientale et une impasse politique qui agite le débat public. Ces deux dimensions du malaise national occupent aujourd’hui le devant de la scène, alors que acteurs étatiques et forces d’opposition multiplient les prises de parole.
Du côté du pouvoir, le président Félix Tshisekedi insiste pour que la sortie de crise soit organisée sous l’égide des institutions en place. Il met en avant la nécessité de préserver la légitimité des autorités et le respect des décisions rendues par la justice, condition qu’il pose comme non négociable pour toute procédure de règlement.
Cette position est toutefois rejetée par une partie de l’opposition, qui y voit une manière de verrouiller le processus et d’écarter toute remise en question de l’ordre politique actuel. Les critiques portent notamment sur la méthode : pour ses détracteurs, la seule validation institutionnelle ne suffit pas à garantir un dialogue réellement apaisé et accepté par tous.
Jeudi 26 février 2026, Martin Fayulu, à la tête de la coalition Lamuka, a rendu publique une feuille de route. Il y appelle à l’organisation d’un dialogue authentiquement inclusif, conçu pour s’attaquer aux racines des crises—et pas seulement à leurs symptômes—, en ouvrant la concertation à des acteurs divers pour tenter de construire des solutions durables.
Entre légitimités juridiques et demandes d’inclusion
Le différend met en lumière une tension classique : la primauté des institutions formelles face à l’exigence d’une large adhésion populaire. Pour les tenants du pouvoir, s’écarter des voies institutionnelles reviendrait à fragiliser l’État de droit ; pour l’opposition, s’en tenir strictement à ces voies risque d’exclure des voix et de maintenir des causes profondes d’instabilité.
Sur le terrain, la situation sécuritaire à l’Est demeure une source majeure d’inquiétude, alimentant un climat où les revendications politiques se conjuguent avec des préoccupations humanitaires et sociales. La réussite d’un processus politique dépendra donc autant de la capacité à apaiser les tensions armées que de la manière dont seront associées les différentes composantes de la société congolaise au débat.
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