RDC : le ministre des Sports fragilisé après une plainte visant le partenariat avec l’AS Monaco
Le ministre des Sports de la République démocratique du Congo, Didier Budimbu Ntubuanga, fait face depuis quelques jours à une vive contestation. Une procédure judiciaire lancée à Monaco après la saisine du parquet par deux ressortissants congolais résidant en France met en lumière un accord conclu entre l’État congolais et un club de football monégasque.

Cette affaire a rapidement pris une dimension politique sur le plan national : des députés ont annoncé leur intention de déposer une motion de défiance contre le responsable ministériel. Parmi les griefs avancés figure l’opacité autour des montants engagés pour sceller ce type de partenariat avec des formations européennes.
La plainte reçue par les autorités judiciaires monégasques vise précisément les conditions et la nature du partenariat entre le club de la principauté et le gouvernement congolais. C’est cette saisine étrangère qui a déclenché l’attention des parlementaires et attisé le débat public.
Dans l’hémicycle, des voix réclament des éclaircissements et une justification détaillée des sommes versées ou promises. Les élus évoquent non seulement des questions financières, mais aussi l’opportunité politique d’un tel partenariat et les garanties offertes à l’intérêt général.
Vers une mise au jour des chiffres et des responsabilités
Les députés à l’origine de la motion insistent sur la nécessité d’une transparence complète : ils souhaitent obtenir les contrats, les pièces comptables et tout élément permettant de retracer les flux financiers liés à l’opération. Selon eux, seule une vérification indépendante pourra dissiper les zones d’ombre.
Sur le plan judiciaire, l’enquête ouverte à Monaco devra établir si des éléments constitutifs d’infractions existent dans le montage dénoncé. Sur le plan politique, la procédure de défiance constitue un levier pour contraindre le ministre à s’expliquer devant les représentants du peuple.
Les prochains jours seront déterminants : dépôt formel de la motion, demandes d’auditions des acteurs impliqués et, le cas échéant, transmission des éléments comptables aux organes de contrôle. L’évolution conjointe du dossier judiciaire et de la crise parlementaire déterminera la suite des événements.
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