RDC : la Banque centrale achète de l’or artisanal pour renforcer ses réserves monétaires

La Banque centrale du Congo a signé, le 20 février 2026, un contrat avec DRC Gold Trading SA pour capter une partie de l’or extrait par les mineurs artisanaux et l’intégrer directement dans ses réserves monétaires, une décision annoncée comme destinée à renforcer la stabilité du franc congolais et la résilience face aux chocs extérieurs.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Economie
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RDC : la Banque centrale achète de l’or artisanal pour renforcer ses réserves monétaires
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La Banque centrale du Congo a signé, le 20 février 2026, un contrat avec DRC Gold Trading SA pour capter une partie de l’or extrait par les mineurs artisanaux et l’intégrer directement dans ses réserves monétaires, une décision annoncée comme destinée à renforcer la stabilité du franc congolais et la résilience face aux chocs extérieurs.

Le gouverneur André Wameso a paraphé l’accord avec DRC Gold Trading SA, une société congolaise entièrement détenue par l’État chargée de regrouper la production aurifère artisanale avant son transfert à l’institut d’émission. La communication officielle de la Banque centrale précise que l’objectif est de constituer des réserves en or monétaire afin de sécuriser les actifs nationaux contre l’inflation et les crises géopolitiques, et de proposer une « valeur refuge » sans risque de contrepartie via une diversification des actifs de réserve.

Selon des informations relayées par l’agence Bloomberg, le mécanisme prévu implique que DRC Gold Trading SA collecte l’or produit par les exploitations artisanales, le trie et l’approvisionne à la banque centrale qui le convertira en réserves. La RDC ne disposait jusqu’à présent d’aucun programme structuré d’achat domestique d’or par son institut d’émission : une large part de la production artisanale, en particulier dans l’Est du pays, était vendue à des négociants privés et quittait souvent le territoire par des circuits informels ou illicites, échappant ainsi à l’intégration dans les réserves officielles.

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Modalités connues, précédents africains et enjeux opérationnels

Le dispositif annoncé s’inscrit dans un mouvement observé dans plusieurs pays africains cherchant à mieux capter les flux d’or artisanal. La Tanzanie a instauré depuis 2023 une obligation de rétrocession d’une partie de la production à sa banque centrale pour limiter la contrebande. En Éthiopie, les autorités ont mis en place des primes d’achat qui ont permis de collecter 26 tonnes d’or en 2025, selon les chiffres publiés par les services éthiopiens. Le Ghana, de son côté, gère activement un stock d’environ 38 tonnes utilisé pour soutenir la liquidité extérieure.

Les modalités opérationnelles annoncées pour la RDC incluent la centralisation de la collecte par DRC Gold Trading SA et la livraison régulière de métal à la Banque centrale pour conversion en or monétaire. Le texte officiel évoque la sécurisation des réserves et la diversification des actifs, sans détailler pour l’instant les procédures de traçabilité, de certification ni les mécanismes d’incitation financière qui seront proposés aux milliers de petits exploitants artisanaux.

Les acteurs évoqués dans la communication publique insistent sur la nécessité d’intégrer la production artisanale dans des circuits officiels pour que l’or puisse alimenter directement les réserves nationales. Le contrat signé le 20 février 2026 stipule que DRC Gold Trading SA opérera en coordination avec l’institut d’émission pour assurer l’approvisionnement en métal destiné à la conversion en or monétaire

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