RDC : Félix Tshisekedi affirme son ouverture à un dialogue inclusif et apaisé
Le président Félix Tshisekedi a déclaré ce week-end être favorable à l’organisation d’un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie d’échange de vœux à Kinshasa en présence des ambassadeurs et diplomates accrédités, indique Radio Okapi. Selon le chef de l’État, si ce dialogue devait avoir lieu, il se tiendrait sur le territoire national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et des règles démocratiques.

Le président Félix Tshisekedi a déclaré ce week-end être favorable à l’organisation d’un dialogue inclusif et apaisé en République démocratique du Congo. Il a tenu ces propos lors d’une cérémonie d’échange de vœux à Kinshasa en présence des ambassadeurs et diplomates accrédités, indique Radio Okapi. Selon le chef de l’État, si ce dialogue devait avoir lieu, il se tiendrait sur le territoire national et serait conduit et organisé par les institutions de la République, dans le respect de la Constitution, des lois et des règles démocratiques.
Le quotidien Le Potentiel résume cette position sous le titre « Dialogue oui, complaisance non » et évoque les « lignes rouges » tracées par Félix Tshisekedi. Le journal rapporte que le président refuse de confondre cohésion nationale et oubli politique et exclut, selon lui, d’inviter à la « table de la République » des acteurs qu’il accuse de soutenir la rébellion armée.
Face à la guerre qui affecte l’est du pays, l’appel à l’unité nationale a été présenté comme nécessaire tant pour répondre à la menace sécuritaire que pour limiter les divisions politiques internes.
La presse met toutefois en garde contre le risque que ce dialogue ne soit qu’un « exercice cosmétique ». Dans un éditorial, Le Pays s’interroge sur la permanence de ce projet politique et souligne que Kinshasa refuse de négocier avec ceux qu’elle considère comme des relais d’agendas régionaux hostiles. Le journal note que les acteurs ainsi exclus détiennent des armes, contrôlent des territoires et administrent des populations, et que la question du Rwanda plane en arrière-plan ; il s’interroge dès lors sur la possibilité de régler un conflit en écartant de la table ceux qui le font.
Le président congolais a par ailleurs réagi publiquement après que le Rwanda a reconnu officiellement une coordination sécuritaire avec le groupe rebelle AFC/M23. Afrik.com considère cet aveu comme l’ouverture d’un nouveau chapitre de la crise dans l’est de la RDC. Selon les informations rapportées, Tshisekedi a estimé que la reconnaissance par Kigali ne saurait se résumer à une simple opération de communication diplomatique.
Le chef de l’État a également invoqué le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour Kinshasa, l’aveu rwandais confirme l’existence d’un soutien déterminant à un mouvement armé insurrectionnel et constitue, selon ses autorités, une violation du principe de souveraineté nationale.
La succession à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie
La désignation du prochain secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie est prévue lors du sommet de la Francophonie, programmé en novembre 2026 au Cambodge. La RDC a annoncé son intention de présenter une candidature pour ce poste.
Cette candidature ouvre, selon les observateurs, une bataille diplomatique d’envergure, notamment face au Rwanda, qui soutient la reconduction de l’actuelle secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, pour un troisième mandat.
Afrik.com décrit la stratégie de la RDC comme visant à renforcer sa présence sur la scène internationale et à promouvoir une Francophonie plus attentive aux enjeux sécuritaires, politiques et de développement auxquels plusieurs États membres sont confrontés.
Jeune Afrique interroge, pour sa part, la capacité des pays africains membres de l’OIF à accepter une alternance. Une source à la présidence congolaise a déclaré que la démarche ne visait pas à défier un État, mais à réaffirmer la place de la RDC.
La presse africaine revient également sur l’attribution d’un Grammy Award, pour la première fois à un artiste africain. Wakatsera souligne le caractère symbolique de cette distinction : la légende nigériane Fela Kuti, pionnier de l’Afrobeat, a été récompensée à titre posthume, la reconnaissance portant sur son travail mêlant jazz, funk et musiques traditionnelles nigérianes.
Wakatsera s’interroge par ailleurs sur l’absence de récompense pour Fela de son vivant, estimant qu’il avait le profil pour l’obtenir. Le média pointe des inégalités de promotion entre musiciens africains et artistes européens ou nord-américains et note que, pour certains organisateurs, Fela n’avait pas eu la même envergure mondiale que d’autres stars contemporaines. La reconnaissance posthume est présentée comme une marque de portée mondiale, tout en souhaitant que des artistes africains de valeur soient désormais distingués de leur vivant plutôt que des décennies après leur disparition.
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