Putsch manqué au Bénin : la police lance un avis de recherche contre neuf suspects
La traque se poursuit après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. La Police républicaine a publié un avis de recherche visant neuf personnes, dont le lieutenant-colonel Pascal Tigri. Les autorités appellent la population à collaborer.

La traque se poursuit après la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. La Police républicaine a publié un avis de recherche visant neuf personnes, dont le lieutenant-colonel Pascal Tigri. Les autorités appellent la population à collaborer.
Au Bénin, les enquêtes se poursuivent après la mutinerie du 7 décembre 2025. Dans un communiqué relayé sur la page Méta du Centre National des Investigations Numériques (CNIN), la Police républicaine annonce avoir lancé un avis de recherche contre neuf personnes. « Veuillez fournir à la police républicaine toutes les informations que vous avez sur les personnes présentes sur ces images au 0191797777 contre une très forte récompense », peut-on lire dans le message publié en ligne.
Parmi les personnes activement recherchées figure le lieutenant-colonel Pascal Tigri, présenté comme l’un des principaux suspects. Huit autres individus sont également visés par cet avis de recherche dans le cadre des investigations en cours. Il s’agit de SAMBIENI Castro ; SAMARY Ousmane ; SANHOUEKOUA Bernard ; MOUSSA NOMA Rafiou ; DASSOUDO Démanmon ; ISSA soumanou ; SETONDJI Laurier et OSSENI Yacoubou Moudachirou.
Retour sur les faits
Le 7 décembre 2025, aux premières heures de la matinée, un groupuscule de soldats a attaqué des sites stratégiques à Cotonou. La résidence du chef de l’État ainsi que le siège de la Société de Radio et Télévision du Bénin (SRTB) ont été pris pour cibles.
Les assaillants ont réussi à diffuser en boucle une déclaration annonçant une prise de pouvoir sur la chaîne nationale, avant d’être neutralisés par les forces restées loyales aux institutions. La tentative a fait des victimes. Un militaire a perdu la vie au domicile du président Patrice Talon. L’épouse du directeur du cabinet militaire, le général Bertin Bada, a également été tuée.
Selon les autorités, les forces loyalistes ont repris le contrôle des positions occupées par les mutins. Des opérations ont aussi été menées contre la caserne militaire de Togbin, où certains éléments s’étaient repliés.
Dans la foulée, plusieurs personnalités politiques et militaires ont été interpellées. Parmi elles figurent l’ancien ministre Candide Azannaï , l’ex-député Soumaïla Sounon Boké et Alassane Tigri, vice président du parti Les Démocrates. Ils ont été placés sous mandat de dépôt par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) dans le cadre de l’enquête. Le soir même des événements, le président Patrice Talon avait pris la parole pour rassurer la nation, affirmant que « cette forfaiture ne restera pas impunie ».
Près de trois mois après les faits, les recherches se poursuivent donc pour retrouver les suspects toujours en fuite. Les autorités appellent la population à la vigilance et à la collaboration afin de permettre l’interpellation des personnes recherchées et la poursuite de la procédure judiciaire.
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