Prince Andrew : c’est la fin

Le prince Andrew renonce à ses fonctions publiques et à plusieurs de ses titres royaux, invoquant la volonté de préserver l’image de la famille royale après des scandales sexuels et diplomatiques qui ont éclaboussé sa personne. Dans un communiqué adressé aux médias britanniques et relayé par la BBC, il annonce un retrait définitif de ses engagements officiels.

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Prince Andrew : c’est la fin
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Le prince Andrew renonce à ses fonctions publiques et à plusieurs de ses titres royaux, invoquant la volonté de préserver l’image de la famille royale après des scandales sexuels et diplomatiques qui ont éclaboussé sa personne. Dans un communiqué adressé aux médias britanniques et relayé par la BBC, il annonce un retrait définitif de ses engagements officiels.

Selon le communiqué, transmis après des discussions avec le roi et les membres de sa famille, le prince Andrew estime que les « accusations continues » à son encontre détournent l’attention du travail de Sa Majesté et de la famille royale. Il affirme vouloir placer les intérêts de sa famille et du pays « en premier », ajoutant qu’il a agi ainsi « comme (il l’a) toujours fait ».

Le prince conservera formellement son titre de prince, en tant que fils de la reine Elizabeth II, mais n’utilisera plus ce titre dans ses fonctions publiques. Il abandonne l’usage du titre de duc d’York ainsi que de ses titres subsidiaires — il était également comte d’Inverness et baron de Killyleagh — et se retire des rôles publics qu’il exerçait jusqu’ici. L’annonce précise par ailleurs qu’il renonce à certains honneurs : son rang au sein de l’Ordre de la Jarretière et la distinction de l’Ordre royal de Victoria ne seront plus portés par lui. Ses filles, les princesses Béatrice et Eugénie d’York, conservent leurs titres et leurs engagements royaux et ne sont pas affectées par cette décision.

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Liens avec Jeffrey Epstein et accusations diplomatiques

Les difficultés du prince Andrew remontent en grande partie à ses relations avec le financier américain Jeffrey Epstein. Au cœur des scandales figurent des accusations d’agressions sexuelles portées par une Américaine concernant des faits allégués en 2001, période durant laquelle l’accusatrice était mineure selon les éléments publiés. Le prince a toujours nié qu’un rapport ait été forcé, mais un protocole financier avait été conclu par le passé afin d’éviter un procès.

Le nom de l’accusatrice, Virginia Giuffre, est associé à ces accusations ; selon les informations publiées, elle s’est suicidée en avril dernier à l’âge de 41 ans. Ces éléments et l’exposition médiatique du dossier avaient déjà conduit le prince à s’éloigner de la vie publique il y a environ cinq ans. Sa décision de renoncer désormais à ses fonctions publiques marque une rupture plus nette avec ses responsabilités officielles.

Parallèlement aux affaires d’ordre sexuel, une autre controverse de nature diplomatique a contribué à fragiliser sa position. Des informations rapportent que le prince a entretenu des liens avec un homme d’affaires chinois qui, selon des accusations, lui aurait demandé d’agir en faveur d’intérêts liés au Parti communiste chinois. Le prince n’a pas commenté en détail ces allégations ; sa déclaration publique se limite pour l’heure à l’annonce de son retrait définitif de ses fonctions royales.

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Le communiqué diffusé aux médias souligne que la décision a été prise « après discussion avec le roi et ma famille immédiate et élargie ». Le prince a déjà réduit sa présence dans la vie officielle depuis plusieurs années, et sa renonciation concerne désormais l’ensemble de ses rôles publics et certaines distinctions institutionnelles qu’il détenait.

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