Prestation de serment de Wadagni : la Cour rejette le recours contestant l’absence du Sénat
Saisie d’un recours évoquant l’impossibilité de tenir la prestation de serment du président élu en raison de l’absence du Sénat, la Cour constitutionnelle l’a déclaré irrecevable pour défaut de qualité du requérant.

Au Bénin, la Cour constitutionnelle a rendu sa décision ce mardi 5 mai 2026 dans le dossier relatif à la prestation de serment du président élu, Romuald Wadagni. Réunie en audience plénière spéciale sous la présidence du Pr Cossi Dorothé Sossa, la haute juridiction a déclaré irrecevable le recours introduit par Midomiton Précieux Noël Dagan.
En effet, le requérant avait saisi la haute juridiction pour faire constater une « impossibilité matérielle » de respecter les dispositions constitutionnelles relatives à la prestation de serment. Il invoquait notamment l’article 53 de la Constitution, qui prévoit la présence de plusieurs institutions, dont le Sénat, lors de cette cérémonie. Selon son argumentation, l’absence d’installation du Sénat rendrait difficile, voire impossible, la tenue de cette prestation de serment dans les conditions prévues avant la date du 24 mai 2026.
Mais dans son délibéré, la Cour constitutionnelle n’a pas examiné le fond de la requête. Elle a plutôt estimé que le requérant ne disposait pas de la qualité requise pour la saisir sur une telle question. La haute juridiction a rappelé que seuls les organes et institutions habilités peuvent introduire ce type de recours. Par cette décision, la Cour met fin à cette initiative individuelle, sans remettre en cause, à ce stade, le processus en cours pour l’installation du nouveau président de la République.
Articles liés
Sénégal : Ousseynou Ly réaffirme sa fidélité à Sonko après avoir été limogé par Diomaye Faye
Bénin : trois hauts responsables prêts à quitter leurs fonctions après le départ de Patrice Talon
Sénégal: Bassirou Diomaye Faye limoge son porte-parole, sur fond de tensions avec Ousmane Sonko
Ouganda : levée de boucliers contre le projet de loi sur les « agents de l’étranger »