Présidentielle au Bénin: la FCBE mise sur les « électeurs dormants » pour rebondir

Battu aux législatives comme aux communales de 2026, le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent refuse de tirer le rideau.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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Politique
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Présidentielle au Bénin: la FCBE mise sur les « électeurs dormants » pour rebondir
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Battu aux législatives comme aux communales de 2026, le parti Force Cauris pour un Bénin Émergent refuse de tirer le rideau.

Malgré des scores modestes et l’absence totale de sièges, la FCBE entend rester dans la course politique en pariant sur un facteur qu’elle juge décisif pour la présidentielle: l’abstention massive au double scrutin passé.

En effet pour les responsables du parti FCBE, l’échec aux élections législatives et communales 2026 ne signe pas une fin de cycle. Il ouvre, au contraire, une phase de réajustement stratégique.

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Invité sur BIP Radio le 1er février, Simplice Dossou, cadre influent de la formation, a adopté un ton calme mais combatif. Le verdict des urnes est accepté, dit-il, sans contestation. Place désormais à l’introspection. Le parti annonce une évaluation interne pour comprendre pourquoi les voix obtenues n’ont pas produit de représentation, malgré des alliances censées atténuer les effets du Code électoral.

Au cœur de cette projection vers les presidentielles d’avril 2026 se trouve un chiffre que la FCBE brandit comme un levier politique. Près de 65 % des électeurs inscrits ne se seraient pas déplacés lors des derniers scrutins. Une majorité silencieuse que le parti qualifie d’« électeurs dormants » et qu’il considère comme l’arbitre potentiel de la présidentielle.

Pour Simplice Dossou, l’enjeu est clair. Une élection présidentielle ne se joue pas sur les mêmes ressorts qu’un scrutin local ou parlementaire. L’absence d’élus aujourd’hui n’exclurait donc pas une dynamique nationale demain.

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La FCBE espère ainsi capter cette frange de citoyens désabusés ou distants du jeu électoral, en leur proposant une alternative crédible au moment du choix du chef de l’État.

Fragilisée mais pas résignée, la formation caurisienne tente de transformer une défaite lourde en point d’appui stratégique. Reste à savoir si ce pari sur l’abstention se traduira, cette fois, par une mobilisation réelle dans les urnes. En politique, les électeurs silencieux sont une promesse. Encore faut-il les réveiller.

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