Présidentielle 2026: la NFN de Wilfried Avognon ne fera pas de de soutien mécanique à Romuald Wadagni
Longtemps discret dans le débat public, le président du parti Nouvelle Force Nationale (NFN), Wilfrid Apollinaire Avognon, est sorti de sa réserve en début de semaine sur le plateau de L’Instant Politique, diffusé par la SRTB.

À moins d’un mois de la présidentielle de 2026, il a clarifié la position de son parti face à la candidature de Romuald Wadagni, sans céder ni à l’enthousiasme précipité ni au rejet de principe.
Le message est limpide. La NFN reconnaît à Romuald Wadagni une envergure présidentielle, mais refuse tout soutien automatique.
Le parti a transmis son propre projet de société au candidat et attend désormais un signal concret en retour. Le rendez-vous est fixé à la présentation officielle du projet de société de Wadagni qui vient d’être fait ce samedi au Palais des Congrès de Cotonou.
Wilfrid Apollinaire Avognon attendait ce moment de présentation pour rendre public la position de sa formation politique. Le parti n’entend pas donner de chèque en blanc, encore moins de ralliement émotionnel.
Wilfried Avognon sur la continuité du pouvoir Talon
Sur la question sensible d’une éventuelle continuité du régime en place, le président de la NFN tranche sans détour. Il récuse l’idée d’un simple prolongement mécanique du pouvoir actuel. À ses yeux, Romuald Wadagni ne se réduit pas à l’étiquette de « Talon bis ».
Il défend l’image d’un homme doté de sa propre personnalité et capable d’incarner une trajectoire distincte. Dans le même souffle, il appelle à une évolution du débat politique, invitant les citoyens à sortir de la confrontation permanente avec le président sortant pour recentrer l’exigence démocratique sur les résultats attendus du prochain chef de l’État.
L’intervention a également pris une tournure plus critique lorsqu’il a été question des échecs répétés de l’opposition à construire des alliances solides lors des législatives et des communales. Wilfrid Apollinaire Avognon y voit moins un problème de personnes qu’un déficit de cohérence stratégique et de vision collective.
Il a conclu par un avertissement adressé en particulier à la jeunesse politique. Pour lui, la politique ne peut se transformer en métier à temps plein déconnecté de toute autre contribution sociale ou économique. Cette « politique-métier », a-t-il insisté, constitue l’un des freins majeurs à la crédibilité de la classe politique au Bénin comme ailleurs en Afrique.
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