Porto-Novo: le Conseil des Sages annonce un don d’hélicoptère à Romuald Wadagni

Le Jeudi 9 avril dernier, lors d’un meeting de campagne organisé dans le quartier de Houinmè fusion, le Conseil des Sages a annoncé un don d’un hélicoptère destiné à soutenir le déplacement de Romuald Wadagni. Cette annonce rapportée par Les 4 Vérités a été faite devant une foule rassemblée dans la capitale,

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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Porto-Novo:  le Conseil des Sages annonce un don d’hélicoptère à Romuald Wadagni
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Les Sages de Porto-Novo ne parlent pas à la légère. Leur décision s’enracine d’abord dans l’histoire. Le patriarche Karim da Silva, homme d’expérience et de voyages, aime rappeler un épisode qui a marqué durablement la mémoire politique française. Le 22 août 1962, lors de l’attentat du Petit-Clamart, le général Charles de Gaulle, alors président de la République, échappe de justesse à la mort.

Une embuscade soigneusement préparée, des dizaines de tirs, un véhicule criblé de balles. Le chef de l’État et son épouse s’en sortent indemnes, mais l’histoire aurait pu basculer ce soir-là.

Pour le Conseil des Sages, la leçon est claire. La vie d’un homme d’État ne tolère ni l’improvisation ni l’exposition inutile au risque. Gouverner commence par se protéger.
Cette réflexion historique rejoint une préoccupation très concrète. Romuald Wadagni est originaire du Mono.

En tant qu’homme public appelé à exercer les plus hautes responsabilités, il est tenu d’y retourner régulièrement pour rendre compte de son action et maintenir le lien avec ses concitoyens. Ces déplacements répétés par voie terrestre, sur de longues distances, exposent le candidat à des risques que les Sages estiment incompatibles avec le statut d’un futur chef de l’État.

L’hélicoptère s’impose alors comme une solution pragmatique. Il réduit l’exposition, sécurise les trajets et garantit une mobilité rapide, sans contrainte ni stress inutile. Pour le Conseil, il ne s’agit ni de confort ni de prestige, mais de responsabilité.

La réflexion des Sages dépasse toutefois l’urgence sécuritaire. Leur regard se projette dans le temps long. Ils estiment que le Bénin a besoin d’un dirigeant capable de durer, de conduire l’action publique avec stabilité et de mener sa mission républicaine sans rupture.

Protéger Wadagni, c’est aussi préserver la continuité du projet qu’il incarne.
Sur le choix de l’appareil, le Conseil a tranché sans détour. Le modèle et le coût relèvent exclusivement du candidat. Quel que soit son choix, les Sages s’engagent à l’assumer.

L’essentiel, répètent-ils, n’est pas la machine, mais l’homme qu’elle protège.
L’initiative marque une rupture. Jamais, dans l’histoire politique du pays, une structure traditionnelle n’avait pris une décision de cette ampleur en faveur d’un candidat à l’élection présidentielle.

À Porto-Novo, le Conseil des Sages franchit un seuil et envoie un signal clair à la veille du scrutin.
À quelques jours du vote du 12 avril, leur conviction est intacte. Le message est posé, assumé, sans ambiguïté. L’homme est prêt. Le projet est en marche. Et l’hélicoptère, lui, n’attend plus que l’heure du décollage.

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