Pérou : José Maria Balcazar élu à la tête du Parlement et appelé à devenir président par intérim
Le Congrès péruvien a porté mercredi 18 février 2026 José María Balcázar à la présidence de l’assemblée, et, par voie de succession constitutionnelle, il a pris immédiatement la charge de président par intérim de la République, au lendemain de la destitution de José Jerí.

Le Congrès péruvien a porté mercredi 18 février 2026 José María Balcázar à la présidence de l’assemblée, et, par voie de succession constitutionnelle, il a pris immédiatement la charge de président par intérim de la République, au lendemain de la destitution de José Jerí.
La désignation est intervenue après une session extraordinaire au cours de laquelle plusieurs listes se sont affrontées : Balcázar est sorti vainqueur au second tour face à María del Carmen Alva, selon les résultats rendus publics par le Parlement. Le vote, disputé et longuement négocié entre bancs, a permis de mettre un terme à plus de vingt-quatre heures de vide institutionnel.
Agé de 83 ans, le nouveau chef de l’État est un juriste de formation — avocat, ancien magistrat et enseignant universitaire — dont la carrière professionnelle et parlementaire a été rappelée au moment de son investiture.
Balcázar devient ainsi le huitième titulaire de la présidence du pays en l’espace d’une décennie. Il assurera l’intérim jusqu’au 28 juillet 2026, date à laquelle le ou la prochaine lauréate de l’élection présidentielle devra être investi(e) ; le premier tour est programmé le 12 avril 2026.
Contexte et enjeux
La succession s’explique par la censure votée la veille contre José Jerí : le Parlement a reproché à l’ancien président intérimaire des réunions discrètes avec des hommes d’affaires chinois, révélations qui ont déclenché une enquête pour possible trafic d’influence et précipité sa chute. L’affaire, rapidement médiatisée, a été présentée par certains titres comme un nouveau symptôme de l’instabilité politique péruvienne.
Cette rotation rapide des têtes de l’exécutif, à quelques semaines du rendez-vous électoral d’avril, alimente l’incertitude et les inquiétudes des observateurs : certains analystes mettent en garde contre la perte de confiance des citoyens et le risque d’une gouvernance affaiblie face aux défis sécuritaires et économiques du pays.
Par ailleurs, la nomination de Balcázar intervient alors que son parcours et certaines prises de position passées suscitent débats et critiques dans l’espace public. Les prochaines semaines testeront sa capacité à conduire la transition jusqu’à l’investiture du prochain président ou de la prochaine présidente.
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