Ouganda: Museveni affirme que son score reflète l’unité des Ougandais
La Commission électorale ougandaise a proclamé, samedi 17 janvier, la victoire de Yoweri Museveni à l’issue du scrutin présidentiel. Âgé de 81 ans et au pouvoir depuis quatre décennies, le dirigeant rempile pour un septième mandat consécutif.

Annonce des résultats et réaction de Yoweri Museveni
La Commission électorale ougandaise a proclamé, samedi 17 janvier, la victoire de Yoweri Museveni à l’issue du scrutin présidentiel. Âgé de 81 ans et au pouvoir depuis quatre décennies, le dirigeant rempile pour un septième mandat consécutif.
Le lendemain, dimanche 18 janvier, le président élu s’est adressé à la nation pour remercier les électeurs. Selon ses propos, son score — qu’il a chiffré à 71 % des voix — serait le signe manifeste de « l’unité » du peuple ougandais. Lors de cette intervention, M. Museveni a également désigné certains responsables de l’opposition comme des « traîtres », formulant ainsi une mise au point publique face aux critiques post-électorales.
Réactions de l’opposition et allégations de fraudes
La principale contestation est venue du camp de Bobi Wine, nom de scène du musicien devenu homme politique Robert Kyagulanyi Ssentamu, qui a été le visage opposé au président durant la campagne. Samedi, Bobi Wine a officiellement rejeté les résultats publiés par la Commission électorale, dénonçant des « fraudes » et des « irrégularités » survenues pendant le déroulement du scrutin.
Les communications du challenger ont appelé à la vigilance et à la mobilisation de ses partisans face à ce qu’il considère comme un déni du processus démocratique. Les éléments précis avancés par l’équipe de Bobi Wine portent, selon ses déclarations publiques, sur la gestion des bureaux de vote, la sécurité autour de certains centres et la transmission des résultats vers la Commission.
La situation met en lumière une nouvelle fois les tensions politiques qui entourent les élections en Ouganda, pays où la longévité au pouvoir du président et les conditions de compétition électorale sont régulièrement scrutées au niveau national et international.
Contexte et perspectives régionales
Yoweri Museveni dirige l’Ouganda depuis 1986 et s’est progressivement affirmé comme une figure centrale de la scène politique est-africaine, impliquée dans des dossiers régionaux et diplomatiques. Sa réélection prolonge une trajectoire politique qui a façonné les institutions et les relations extérieures du pays pendant plusieurs décennies.
À la suite de l’annonce de la Commission électorale et des contestations émises par l’opposition, la phase à venir concernera la validation définitive des résultats, d’éventuelles procédures judiciaires de contestation et les réactions des acteurs nationaux et internationaux. Pour l’heure, les déclarations publiques restent polarisées entre la célébration d’une victoire annoncée par le camp présidentiel et les contestations formulées par les partisans de Bobi Wine.
Au-delà des enjeux partisans, ces développements auront des répercussions sur la stabilité politique intérieure et sur la perception de l’Ouganda dans la sous-région, où la continuité du pouvoir peut influer sur la coopération sécuritaire, économique et diplomatique entre États africains.
Articles liés
Surtaxes douanières : la Norvège n’envisage pas de contre-mesures pour l’instant
Paris–Damas : le président français préoccupé par l’escalade de la violence
Menaces tarifaires de Trump: Macron exigera l’activation de l’instrument anti‑coercition de l’UE en cas de nouveaux droits de douane
Menaces tarifaires de Trump : «guerre économique» pour la ministre française déléguée aux Armées