Ouganda : déclaré mort, un homme réapparaît vivant pendant ses propres obsèques
En Ouganda, une cérémonie funéraire a tourné à la stupeur lorsqu’un homme porté disparu est réapparu vivant pendant ses propres obsèques. Sa famille avait identifié par erreur un corps en état de décomposition avancée comme étant le sien, avant de devoir faire exhumer la dépouille, désormais confiée à la police pour identification.

Un homme de la municipalité de Masindi, dans l’ouest de l’Ouganda, est réapparu vivant le lundi 20 avril 2026 lors de la cérémonie funéraire organisée en son honneur, contraignant sa famille à faire exhumer le lendemain le corps d’un inconnu qu’elle avait pris pour lui, selon le quotidien ougandais Daily Monitor et le New Vision, qui citent la police locale. Godwin Baguma, résident de la cellule de Kijura Central dans la division centrale de la municipalité de Masindi, souffre d’une pathologie psychiatrique et avait disparu de son domicile environ trois semaines avant les faits sans en informer sa famille. L’affaire a été enregistrée par la police sous le numéro Masindi CRB 017/2026.
Le vendredi 18 avril, la police avait découvert un corps en état de décomposition avancée dans une plantation de canne à sucre dans la cellule de Kisanja, sous-comté de Labongo, et l’avait transféré à la morgue de l’hôpital de Masindi. Des annonces publiques avaient invité les familles de personnes disparues à se présenter pour l’identification. Le père de Baguma, Yakobo Kamuturaki, a indiqué qu’incapable d’y aller lui-même, il avait dépêché ses fils à la morgue le dimanche 19 avril. Ceux-ci sont revenus en confirmant qu’il s’agissait de leur frère. « On nous avait dit que le corps était en mauvais état. Mes fils sont allés le voir et l’ont identifié comme étant leur frère. Nous les avons crus et avons accepté qu’il était mort », a déclaré Kamuturaki au Daily Monitor. En raison des odeurs et de l’état de décomposition avancé du corps, la famille a procédé à l’inhumation dès le dimanche, sans attendre davantage.
Le lundi 20 avril, alors que se déroulaient les rites funéraires finaux, des habitants ont signalé avoir aperçu Baguma vivant dans le village de Kihanguzi, également dans le sous-comté de Labongo. « Au début, nous avons rejeté ces informations comme des rumeurs. Nous avions déjà enterré le corps. Mais nous avons décidé d’aller vérifier », a déclaré la sœur de Baguma, Jane Birungi, toujours selon Daily Monitor. Des membres de la famille se sont rendus sur place et ont retrouvé Baguma, qui avait passé la nuit chez un ami. « Quand nous l’avons vu, nous étions sous le choc. Nous ne pouvions pas croire qu’il était là vivant », a ajouté Birungi. Baguma a immédiatement été ramené au domicile familial, mettant un terme abrupt à la cérémonie funéraire.
Exhumation et double enquête
La découverte a contraint la famille à engager une procédure d’exhumation. Le corps — dont l’identité reste inconnue — a été déterré et renvoyé à la morgue de l’hôpital de Masindi. Solomon Mugisa, agent de liaison communautaire régional de l’Albertine Nord et porte-parole par intérim de la police, a confirmé les faits à Daily Monitor et précisé que la famille avait retiré son identification initiale. La police conduit désormais une double enquête : identifier le défunt réel retrouvé dans la plantation de canne à sucre et déterminer les circonstances de sa mort.
Mugisa a saisi l’occasion pour appeler à davantage de prudence lors de l’identification de corps en état avancé de décomposition : « Dans de telles situations, l’identification doit être réalisée avec soin et les familles doivent travailler en étroite collaboration avec le personnel médical pour éviter de telles erreurs. » Il a également rappelé que toute exhumation requiert une ordonnance judiciaire, les recommandations des autorités locales et la présence de la police.
La famille aurait procédé à l’identification sur la base de caractéristiques physiques générales — la taille et le teint — sans recourir à des documents d’identité formels, du fait de l’état du corps. La pathologie psychiatrique de Baguma, qui l’avait conduit à disparaître sans prévenir ses proches, explique son séjour non signalé au domicile d’un ami dans un village voisin durant cette période.
Aucun délai pour l’identification du corps inconnu n’avait été communiqué par les autorités à la date de publication du présent article, republié par des médias francophones le 14 mai 2026 bien que les faits remontent au 19-20 avril.
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