Nigeria : les réserves de change atteignent 54,08 milliards $, au plus haut depuis 2008
Les réserves de change du Nigeria ont atteint 54,08 milliards de dollars au 3 septembre 2026, leur niveau le plus élevé depuis décembre 2008. La progression renforce le coussin extérieur de la première économie démographique d’Afrique au moment où le naira bénéficie d’un environnement de change plus stable.

Le stock s’établissait précisément à 54,083 milliards de dollars, contre 53,99 milliards la veille et 53,90 milliards le 1er septembre. Depuis le 2 janvier, où les réserves étaient évaluées à 45,56 milliards de dollars, l’augmentation atteint environ 8,52 milliards, soit 18,7 % en un peu plus de huit mois.
Le Nigeria n’avait plus retrouvé un niveau comparable depuis le 22 décembre 2008, lorsque les réserves avoisinaient 54,21 milliards de dollars. Le montant actuel dépasse également d’environ 3,04 milliards de dollars la projection de 51,04 milliards retenue par la Banque centrale du Nigeria pour la fin de 2026.
La hausse s’est accélérée depuis la seconde moitié d’août. Les réserves sont passées de 52,66 milliards de dollars le 19 août à 53,11 milliards le 24 août, puis à 53,81 milliards à la fin du mois avant de franchir le seuil de 54 milliards de dollars début septembre.
Le gouverneur de la Banque centrale, Olayemi Cardoso, avait attribué cette remontée à une amélioration des entrées de devises, notamment les recettes liées au secteur pétrolier et d’autres flux vers le marché officiel. La dynamique des réserves intervient aussi dans un contexte d’appréciation du naira par rapport aux niveaux observés plus tôt dans l’année.
Pour Abuja, l’enjeu dépasse le seul record statistique. Des réserves plus élevées donnent à la Banque centrale davantage de marge pour faire face aux besoins extérieurs du pays, absorber des chocs sur les paiements internationaux et soutenir la liquidité du marché des changes. La solidité de cette trajectoire dépendra toutefois de la régularité des entrées de devises au cours des prochains mois.




Commentaires
Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.