Nigeria : le gouverneur d’Anambra durcit les mesures contre les «villes mortes» du lundi
Depuis le début de 2026, le gouverneur de l’État d’Anambra, dans le sud-est du Nigeria, a considérablement renforcé sa posture face aux actions hebdomadaires connues sous le nom de « villes mortes ». Ces manifestations, organisées chaque lundi sur injonction du Mouvement du peuple indigène du Biafra (IPOB), paralysent largement l’activité économique de la région.

Depuis le début de 2026, le gouverneur de l’État d’Anambra, dans le sud-est du Nigeria, a considérablement renforcé sa posture face aux actions hebdomadaires connues sous le nom de « villes mortes ». Ces manifestations, organisées chaque lundi sur injonction du Mouvement du peuple indigène du Biafra (IPOB), paralysent largement l’activité économique de la région.
Les interruptions systématiques du travail se sont accentuées après l’arrestation et la condamnation à perpétuité de Nnamdi Kanu, figure du mouvement indépendantiste, prononcée en novembre 2025 pour des actes qualifiés de terrorisme. Depuis cette décision de justice, les lundis chômés se sont installés comme un rendez-vous régulier et contraignant pour la population locale.
Face à cette situation, l’exécutif d’Anambra a choisi une voie plus coercitive : il évoque désormais l’emploi de représailles à caractère économique afin d’endiguer les journées de boycott. L’objectif affiché est clair : inciter, par la contrainte financière, les salariés et les acteurs économiques à reprendre leurs activités dès le début de la semaine.
Cette stratégie traduit une volonté de rompre avec la tolérance observée jusque-là, mais elle suscite aussi des interrogations sur ses répercussions sociales et sur la capacité des autorités à appliquer des sanctions sans provoquer de nouvelles tensions.
Mesures annoncées et enjeux
Le recours à des mesures punitives de nature économique marque un changement de méthode. Les responsables locaux présentent ces sanctions comme un levier destiné à neutraliser l’effet paralysant des appels au sit-at-home. Dans le même temps, l’usage de moyens coercitifs soulève des questions sur l’équilibre entre maintien de l’ordre et respect des droits économiques des travailleurs.
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