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Niger: un convoi militaire français bloqué, au moins deux manifestants tués

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Au moins deux personnes ont été tuées et 16 autres blessées samedi dans l’ouest du Niger lors d’un affrontement entre manifestants et un convoi militaire français. Une question demeure: qui a tiré sur les manifestants? Les forces françaises ou nigériennes ?

Le trajet d’un convoi militaire français, qui faisait route vers le Mali et qui avait déjà été bloqué pendant plus d’une semaine au Burkina Faso, a été perturbé, samedi, au Niger, par des manifestants qui protestent contre la présence de la France au Sahel. Au moins deux personnes ont été tuées et seize autres blessées lors d’affrontements entre des manifestants et le convoi.

Ce convoi, qui effectue une liaison entre la Côte d’Ivoire et le nord du Mali, a été pris pour cible peu après son entrée sur le sol nigérien alors qu’il était bloqué depuis une semaine au Burkina Faso par des personnes qui protestent contre la présence de la France au Sahel. Le convoi bloqué depuis le 19 novembre à Kaya, ville du Centre-Nord du Burkina Faso, a pu finalement quitter la région vendredi.

Moins de 30 km après le passage de la frontière burkinabè, il a fait face à de nouvelles manifestations à proximité de la ville de Tera, dans l’ouest du Niger, où il effectuait une pause pour la nuit, a déclaré à Reuters Pascal Ianni, porte-parole du chef d’état-major des Armées françaises.

« Il y a eu une première montée de tensions où on a des manifestants qui ont tenté de piller et de s’emparer des camions », a-t-il poursuivi. « Donc les gendarmes nigériens qui étaient en première ligne sont venus et ont dispersé la foule. Cela s’est un peu calmé et vers 10h30 (heure locale), on a une nouvelle montée de tensions avec des gens qui ont de nouveau essayé de s’approcher du camion », a-t-il ajouté.

Des coups de somation ont alors été tirés par des soldats français et la police nigérienne pour empêcher les manifestants de s’approcher du convoi avant qu’il ne reprenne sa route vers Niamey, selon son récit. Hamma Mamoudou, le maire de Tera, a déclaré pour sa part à Reuters que deux des manifestants avaient été tués et 16 autres blessés « très probablement » par balles au cours de ces affrontements.

Pascal Ianni a dit ne pas pouvoir confirmer ou infirmer ce bilan à ce stade. Une vidéo présentée par un responsable local montre des manifestants, pour la plupart de jeunes hommes, scander « A bas la France ! » alors qu’une fumée noire s’élève d’une barricade. La présence militaire française au Sahel, déployée dans le cadre de l’opération Barkhane de lutte contre les groupes djihadistes, est de plus en plus critiquée dans ses anciennes colonies au Niger, comme au Burkina Faso et dans bien d’autres pays d’Afrique de l’ouest.

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