Niger: après la mutinerie, les arrestations de militaires et de complices présumés se poursuivent

Les arrestations de militaires et de complices présumés se sont poursuivies ce week-end des 5 et 6 septembre 2026 au Niger, une semaine après la mutinerie avortée des 28 et 29 août contre le régime du général Abdourahamane Tiani, selon des sources sécuritaires citées par RFI et plusieurs médias régionaux. Les autorités nigériennes ne communiquent officiellement aucun bilan chiffré sur le sort des personnes interpellées.

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Sécurité
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Niger: après la mutinerie, les arrestations de militaires et de complices présumés se poursuivent
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Un capitaine a notamment été arrêté à une centaine de kilomètres de Niamey et conduit sous escorte dans la capitale, selon une source sécuritaire régionale. « Ils sont très nombreux », a indiqué cette même source à propos des militaires aux arrêts, évoquant « des dizaines et des dizaines, voire des centaines » de soldats, notamment issus des forces spéciales. La commission d’enquête chargée du dossier est dirigée par un officier proche du général Tiani.

Le gouvernement a tenu vendredi 4 septembre son premier Conseil des ministres consacré aux événements, reconnaissant pour la première fois l’existence de victimes civiles. Il maintient ses accusations d’une « tentative de déstabilisation » et évoque une possible complicité étrangère, sans nommer précisément d’Etat. Paris a catégoriquement rejeté toute implication française, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot qualifiant ces accusations de « pure fantaisie ».

Les autorités nigériennes affichent le soutien du Mali, du Burkina Faso, de l’Algérie et de la Russie, dont le corps expéditionnaire Africa Corps aurait contribué à préserver la sécurité du général Tiani pendant la mutinerie. Ce dernier n’a fait aucune déclaration publique depuis les événements.

De possibles désertions dans l’armée

D’autres militaires n’ont pas regagné leurs postes depuis la mutinerie. Des sources évoquent « de possibles nombreuses désertions », une information que des personnalités proches de la junte refusent de commenter. Le ministre de la Défense, Salifou Mody, a pour sa part qualifié les mutins de militaires « en rupture avec le règlement militaire ».

Le malaise décrit par plusieurs sources renverrait à des frustrations accumulées au sein de certaines composantes de l’armée, en particulier des unités engagées de longue date dans la lutte antijihadiste. Les autorités nigériennes se retrouvent ainsi sur deux fronts distincts : la lutte contre les groupes armés affiliés à l’Etat islamique et à Al-Qaïda, et la gestion de cette fracture interne à l’armée.

Aucun bilan officiel du nombre total de personnes arrêtées ni de la liste des unités concernées n’a été communiqué par les autorités nigériennes à ce stade.

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